[chap. 6] les petites histoires scolaires des sanins légendaires

[chap. 6] les petites histoires scolaires des sanins légendaires

xxxauteur : love kyubi et manda sama.xxxxxxxxxxx'xx'''''xxxxxx
xxxtitre : les petites histoires scolaires des sanins légendaires.xxx
xxxEn italique : pensée et journal d'Oro.xxxxxx'''''x'xx'xxxxxxxxx
xxxEn gras/italique : pensée et journal de Jiraya.xxxxxxxxxxxxxx
xxxEn normal : dialogue et narrateur extérieur.'''''xxx'xxxxxxxxxx
xxxEn souligné : pensées et journal de tsunade.''''''''''x''xx'xxxxxx




6 : Always love

a) Où Jiraya craque pour Orochimaru ou Le mystère du rimmel qui ne coule pas

Dans la chambre d'hôpital, le temps semblait s'être arrêté. Orochimaru pleurnichait (silencieusement pour une fois) avec autant de classe qu'un héros de tragédie avec deux longues larmes qui lui coulait sur les joues, Sarutobi semblait presque aller l'imiter, Tsunade avait l'air d'attendre la suite de l'histoire quant à Jiraya, il paniquait totalement.
Je ne voulais vraiment pas y aller aussi fort ! Les larmes d'Oro-chan n'ont vraiment pas l'air d'être du chiqué... Je voulais juste me venger un peu (après tout il a tenté de m'assassiner) mais pas à ce point-là ! En plus, le vieux singe a l'air sur le point de casser sa pipe...
Oro-chan, les larmes et l'air tragique te vont à la perfection et en plus, ton rimmel ne coule même pas... D'ailleurs c'est un grand mystère ; pourquoi ce rimmel tient non-stop avec 0 trace ? En tout cas, Tsunade devrait lui demander la marque parce que elle, quand elle pleure on dirait que ces yeux suppurent de l'encre...
Tu as l'air si beau et vulnérable comme ça... Je regrette vraiment de ne pas avoir trouvé une vengeance plus douce pour toi. La prochaine fois, je remplacerais ton beau rimmel par le rimmel qui coule de Tsunade... comme ça tu essayeras peut-être de me tuer pour avoir briser ton groove mais au moins je ne me sentirais pas coupable de t'avoir fait pleurer comme une madeleine (même si tu es à peindre comme ça) et ça serait drôle...
Dire que maintenant, tu ne vas plus pouvoir faire tes yeux de lapinou à Sarutobi et lui raconte d'affreux bobards...
Peut-être... Que je peux encore rattraper le coup ? Si on supplie Sarutobi à genoux peut-être qu'il voudra bien te pardonner ? Il t'aime tellement... Je t'aime tellement... Je t'ai même pardonné d'avoir essayé de me tuer dans d'atroces souffrances alors lui pourra bien te pardonner une vie entière de mépris et d'hypocrisie. Non ?

Jiraya se lève d'un bond et plaide en faveur d'Orochimaru d'une voix déchirante :
« Maître Sarutobi ! Orochimaru ne voulait pas du tout dire ça... Vous savez bien comment il est... sa puissance l'a rendu ambitieux et il a décidé de nous mépriser tous mais au fond de lui, je suis sûre qu'il a beaucoup d'affection pour vous ! Il a beaucoup profité de votre inju... indulgence. Ces larmes sont sincères... Il regrette tout ce qu'il a dit... Quant au goût de vos bonbons, c'est vrai qu'il laisse un peu à désirer... mais Orochimaru les a apprécié comme une marque d'affection. Ne voyez vous pas que derrière cette charmante petite moue méprisante et serpentine se cache un petit c½ur tout chaud qui crie « Aimez moi ! Adorez moi comme un Di... comme un fils ! »
Jiraya attrape Orochimaru et le sert contre lui sans même s'en rende compte, comme pour illustrer ses paroles.
« Vous savez qu'au fond de lui il n'aurait jamais pu faire de mal à aucun de nous pas plus qu'il n'aurait jamais attenter à nos vies. Bien sûr il a pu échapper qu'il voulait un peu dominer le monde mais tout le monde sait qu'il a un c½ur d'artichaut, qu'il est trop faible, géniard, chochotte, Sainte-nitouche... enfin trop bon quoi pour le devenir. Personne n'aurait cru ne serrait-ce que cinq minutes qu'un telle fiott... un tel ange devienne maître du Monde !
C'est moi qui ait fait dire à Orochimaru ce qu'il a dit, qui l'ait poussé à aller contre les sentiments qu'il avait pour vous qui ait fait ressortir sa fierté déplacée, sa bassesse, son orgueil démesuré... Pardonnez moi, sensei, et par-dessus tout pardonnez le. Regardez comme il est mignon avec ses petits yeux pleins de larmes... »
Orochimaru s'efforce de soigner son regard de Chat Potté bien que Jiraya ne semble pas vouloir le lâcher
Sarutobi baisse la tête et prononce ces paroles fatidiques :
« J'ai besoin de réfléchir. »

b) Les Sannins en aparté

Dès que Sarutobi est parti, Orochimaru se dégage des bras de son coéquipier, essuie ces larmes très opportunes et se met à hurler comme un putois :
« Espèce de sale pervers, tu m'as mis dans un merde noir ! Maintenant le vieux se méfiera de moi ! Et j'ai pleuré devant tous le monde ! Je te déteste ! »
« Je n'ai fait que te rendre la monnaie de ta pièce ! Au cas où tu l'aurais oublié, tu as essayé de me tuer, darling ! Hé puis, juste après j'ai essayé de t'aider après, alors que tu pleurais comme une fille ! »
Heureusement Tsunade crie plus fort qu'eux tous :
« LA FERME AUTREMENT JE METS LA MÊME DROITE SUR VOS VISAGES DE SERPENT ET DE PERVERS EN MOINS DE TEMPS QU'IL VOUS FAUT POUR EXECUTER UN JUTSU OU TOUCHER UNE FESSE... »
Saisissant qu'elle s'était fait comprendre, Tsunade consent à abaisser le poing et à dégonfler un peu.
« Très bien. Vous m'écoutez un peu maintenant ? »
« Oui », grommelle Oro les bras croisés, refusant obstinément de regarder les deux autres.
« Oui, princesse Tsunade. », fait Jiraya avec un respect inattendu de sa part.
Quelle mouche l'a piqué celui là ?
« Bon déjà vous vous réconciliez tous les deux. Je crois qu'on ne peut légitimement pas comparer.
D'un côté, Orochimaru n'a jamais été un insupportable pervers et il n'a jamais vraiment humilié Jiraya.
Et de l'autre, Jiraya n'a jamais été un futur Maître du monde de pacotille et il n'a jamais tenté d'assassiner Orochimaru.
En somme vous êtes tous les deux aussi irrécupérable l'un que l'autre. Maintenant allez on se sert la main, on s'embrasse et on se pardonne, les enfants. »
Jiraya rattrape Orochimaru derechef et lui fait un gros calin (vous vous doutez qu'il allait pas lui serrer la main).
« Jiraya, ton baiser de réconciliation est un peu trop près de lèvres. Voir carrément dessus... Mmmmmm... »
Le serpent n'a pas vraiment l'air de s'en plaindre. Quant au pervers, il a l'air au... ...paradis ! Dis donc, Oro-chan, pour la vierge effarouchée, tu n'est pas très farouche, tu ne penses à... protester............... essayer de protester...... Il me sert beaucoup trop fort ! Et ce n'est pas du tout un prétexte tout pourri ; d'ailleurs ce n'est pas un prétexte du tout. « IL Y A DES HÔTELS POUR FAIRE CA ! »
Jiraya se sépare précipitamment d'Orochimaru (enfin c'est leur lèvres qui se séparent, il reste quand même très collé).
« Désolé, Tsunade-hime. »
Manque de chance Tsunade est de mauvais poil.
« Je ne te connaissais pas aussi faux cul Jira-chan ! Tu as pris exemple sur ton pote lèche botte, le serpent Sainte-nitouche ? Ou alors tu veux quelque chose de moi ? »
« JE NE SUIS PAS SAINTE-NITOUCHE, SAINTE NICHON ! »
Ce qui lui vaut de pratiquer son esquive des droites de Tsunade.
« C'est vrai que tu es loin d'être une sainte, Oro-chan ! Met avis que les saintes n'ont pas une langue (et des dents) aussi longues ; et qu'elles n'en font pas cette usage. Tsunade, j'aimerais que tu plaides en faveur d'Orochimaru à Sarutobi-sensei. Tu es intelligente, une médic-nin super doué et la petit fille du Shodai. Il t'écouterait. »
Tsunade se penche en avant, comme elle le fait toujours quand elle réfléchit profondément. Ses cheveux blonds masquent son expression.
Quand elle relève le tête, elle fixent les deux garçons devant elle : l'un aux cheveux blancs ébouriffés, à l'air plein d'espoir et ayant l'air de bonne nature, l'autre aux longs cheveux ébène qu'il lui cachent le visage, n'émergeant de ce foisonnement noir qu'un ½il serpentin et un bout de peau blanche comme si elle était enduite de céruse. Si différents et tous deux attendent a réponse.
Vais-je les faire mijoter plus longtemps... Non, ne proposons pas tout de suite mon idée ! « Qu'est-ce que vous me donneriez en échange ? »
Orochimaru secoue ses cheveux noir et reste interdit. Jiraya semble réfléchir :
« Je ne te tripoterai plus jamais ! Enfin, j'essaierai. Pendant une semaine au moins ! »
Il fait un sourire désolé. Orochimaru propose :
« Si tu as un ennemi à tuer... Ou si tu veux un serpent pour animal de compagnie... »
Tsunade secoue la tête, contente de les tourmenter un peu.
Après 5 min, Jiraya se jette à ses pieds :
« Je n'insulterais plus jamais Dan ! »
Tout le monde a l'air surpris même Orochimaru.
Il m'aime à ce point là !
« C'est gentil Jiraya mais j'ai mieux, fait Tsunade d'un ton sadique. En échange de mon aide... »
Suspense insoutenable...
« Je vais vous psychanalyser ! »

c) Docteur Love, la nouvelle psychologue de Konoha

Cher journal,

Ce matin, j'ai psychanalysé Jiraya ! Lui et son petit copain n'ont eu d'autre choix que d'accepter mes conditions et de se plier à ma volonté... Je ferais presque kukukukukuku le stupide rire d'Orochimaru !
Vous vous demandez peut-être qu'elle est l'intérêt pour moi de psychanalyser mes deux coéquipiers alors que je vois clairs dans leurs jeu comme dans leur sentiments.
Ce n'est en fait qu'un super plan marieur pour les faire s'avouer leurs sentiments. Je vais donner à Orochimaru l'occasion d'écouter la psychanalyse de Jiraya pour qu'il puisse l'humilier et vice-versa. Je ne leur avouerai à la fin, quand il se croiront très malin que l'autre à tout écouter.
J'avoue que la psychanalyse de Jiraya a été assez drôle...
Je lui ai dit de s'allonger sur le canapé et il m'a répondu :
« D'accord mais si tu t'y couches d'abord. »
Je lui ai mis une claque mais j'avoue que c'était drôle.
J'ai décidé de commencer direct :
« Quelles sont tes sentiments pour ton futur ex futur ex futur petit ami ? »
« Oro-chan, tu veux dire ? »
« Ben c'est mon rival ! Et c'est aussi un peu mon ami... Enfin, je suis ce qui se rapproche plus d'un ami pour Snake man ! »
Orochimaru n'a jamais eu d'amis parce qu'il méprisaient tout le monde et Jiraya non plus car des qu'un type avait une petite amie : il la tripotait...
« Très bien. Mais tu sais c'est rare de voir des gens se tripoter et s'embrasser entre potes... »
« Mouais... A quoi tu joues, Tsunade ? Mon attirance pour lui n'est pas un secret. Faut dire qu'il n'est pas mal du tout Oro-chan avec sa petit moue serpentine, ses cheveux l'Oréal et son dégoût total et surjoué pour ce que je lui fais ! Je continuerais bien à la tourmenter encore longtemps... d'autant plus qu'il embrasse bien le bougre ! »
Je sens que le moment est venu de sortir « Freud pour les Nuls » de mon décolleté.
« C'est quoi ce bouquin ? »
« Oh, « Freud pour les Nuls »... Merveilleux livre... Tu sais que selon lui une amitié forte peut-être assorti d'une pointe de ressentiment et de rivalité, + le désir donne un sentiment appelé communément amour... D''ailleurs, je n'ai pas besoin de « Freud pour les Nuls » pour voir que tu es amoureux jusqu'aux yeux. »
Jiraya a levé les yeux au ciel mais il n'a pas plus protesté.
« C'est assez intéressant que toi le Super-Hétéro mateur de fils soit tombé amoureux d'un garçon... Orochimaru doit avoir un certain charme caché bien que je ne l'ai pas perçue... »
« C'est étrange mais moi j'ai pas encore perçu le charme caché de Dan ! Il doit être très bien caché ! »
« Jiraya tais toi je pourrais m'énerver et interrompre cette consultation en présentant mon poing à ta figure ! »
Comment a-t-il osé insulté Dan ?Dan est tellement...





<<<<<<Les autrices de cette fic, par respect pour les lecteurs
ont décidé de couper l'abominable panégyrique de Dan par Tsunade
et de passer à la place un reportage sur la langouste (nettement plus
intéressantes que Dan).
La langouste est animal marin de la famille des crustacés. Ce qui ne l'empêche pas de rester très humaine.>>>>>>>




Voilà comment je vois Daaaaaaaannnnnn !
« Cette attirance envers Orochimaru pour quelqu'un comme toi qui semble des plus hétéro est étrange. Raconte moi donc des premiers souvenirs d'Orochimaru... »
« Oh oui, je m'en souviens parfaitement...

*
d) Il était une fois un pervers aux cheveux blancs et un serpent aux cheveux noirs... ou Les Sannins dans le bac à sable

La première fois que j'ai vu Orochimaru, j'avais sept ans et lui cinq. Il ressemblait assez à maintenant. En fait quand je l'ai aperçu de dos je l'ai pris pour une jolie petite fille. Mais je me suis vite rendue compte de mon erreur. La première chose qu'il a fait quand il m' a vu c'est de rejeter une mèche de ses cheveux noirs qui lui cachaient les yeux puis de dire :
« Tu es un looser. Je ne jouerais pas avec toi. »
Ensuite, il a repris la construction de son futur palais de Maître du monde dans le bac à sable. Moi, je dessinais tes filles nues avec sa tête dessus et je lui disais que c'était lui et il disait que c'était moche et que j'étais un raté.
Pour me venger je lui ai dit qu'il avait des bactéries qui se cachait dans le sable et il n'est plus jamais retourné dans le bac.
Je ne le voyais pas souvent car il était souvent à la bibliothèque. Il avait après à lire tout seul à l'âge de quatre ans et depuis cette âge, il déchiffrait de lui-même les longs rouleaux décrivant les techniques de Nin-jutsu du village puis les apprenait en autodidacte. Je me souviens de l'avoir vu s'entraîner à faire des signes à toute vitesse devant son miroir.
Il était déjà cruel et hypocrite. Il s'amusait à jeter des pierres au canard et dès que Sarutobi-sensei le regardait, il leur donnait du pain.
Il était largement du niveau d'un Genin quand il est entré à l'Académie. Outre son nin-jutsu très avancé, il s'était entraîné au taijutsu. Pour autant que je me souvienne, la langue d'Orochimaru a toujours été extensible, il la manie avec autant d'habileté qu'un bras (à cette époque, il s'entraînait à se battre à l'épée avec la langue). C'était une petite arme vivante
Nous étions à l'Académie tous ensemble et Sarutobi était un de nos prof. Orochimaru a toujours été le meilleur élève en tout ; en plus étant très doué beau garçon et orphelin, il s'attirait la sympathie des profs. Il m'horripilait avec sa tonne de jutsus, d'arrogance et de karité. Comme j'étais un cancre, il profitait de son cachet auprès de Sarutobi pour me faire accuser de tous ses méfaits. Il a toujours été diablement séduisant, diablement intelligent et tout aussi sadique.
Tu connais la suite l'équipe 7, Sarutobi-sensei...
Comme tu peux le voir mon attirance pour Orochimaru ne date pas d'hier. Mais j'ai réalisé récemment que ça me donnait un pouvoir sur lui. J'effarouchais sa Sainteté ; il s'est mis à me respecter et à s'intéresser à moi. Bien plus qu'avant. En plus, il est parfait à tourmenter... Maintenant je crois que je ne pourrais plus me passer de lui, de son joli visage comme de son énervant petit caractère !
Si c'est ça l'amour...


Voici un peu près la « déposition » de Jiraya ! Je vais passer à Orochimaru. Mais quelque chose me dit qu'il n'avouera pas aussi facilement...

# Posté le jeudi 16 février 2006 13:09

Modifié le samedi 09 juin 2007 23:37

[chap. 7] les petites histoires scolaires des sanins légendaires

[chap. 7] les petites histoires scolaires des sanins légendaires

xxxauteur : love kyubi et manda sama.xxxxxxxxxxx'xx'''''xxxxxx
xxxtitre : les petites histoires scolaires des sanins légendaires.xxx
xxxEn italique : pensée et journal d'Oro.xxxxxx'''''x'xx'xxxxxxxxx
xxxEn gras/italique : pensée et journal de Jiraya.xxxxxxxxxxxxxx
xxxEn normal : dialogue et narrateur extérieur.'''''xxx'xxxxxxxxxx
xxxEn souligné : pensées et journal de tsunade.''''''''''x''xx'xxxxxx



7: Soif d'amour... et de sang

a) Docteur Love, la nouvelle psychologue de Konoha

Résumé des épisodes précédents (parce que ça fait longtemps) : Après Jiraya,Tsunade s'apprête à psychanalyser Orochimaru ! Celui ignore bien sûr que Jiraya va écouter tous ses propos comme lui à espionner les siens !
Par contre Tsunade (qui est quand même l'instigatrice de tout ceci) le sait bien et elle a bien l'intention d'arracher des aveux à Orochimaru !
Que va t-il se passer ?

« Allonge toi sur le canapé, Orochimaru. Ne te gêne pas. Tu peux tout me dire. »
Orochimaru, ne voulant pas se mettre dans une telle position de faiblesse, se contente de s'assoir prudemment sur le canapé, le plus loin possible de Tsunade.
Je crois que ce n'est pas la peine de faire des allusions. Il ferait semblant de ne rien comprendre. Il vaut mieux y aller franco.
« Je vais être franche. Que ressens tu pour Jiraya ? »
« Rien du tout. »
Clair, net, parfait.
Tsunade fait un grand sourire, qui laisse Orochimaru présager du pire.
« Bien sûr... Pourtant vous donnez l'impression d'être des amis... pour ne pas dire autre chose.Je me trompe ? »
« Je n'ai pas d'amis... à part mes serpents. »
« Jiraya te considère comme son rival... »
« Je sais ! Mais il n'est pas assez fort pour être mon rival. »
« Tout ce qu'on a fait dans l'équipe 7 ça ne signifiait rien pour toi ? »
« Enfin vous n'êtes pas des inconnus... vous êtes justes des coéquipiers. Mais l'amitié... c'est comme le truc de la personne importante de Sarutobi... Epargne moi les effusions de sentimentsdégoulinants de patriotisme leafien. »
Je m'attendais à pire. Je croyais qu'elle allait encore me sortir des histoires de sexe et de désirs cachés
« Orochimaru, depuis combien de temps tu connais Jiraya ? »
« Depuis que j'ai l'âge de cinq ans. », dit Orochimaru, d'un ton peu conciliant.
« Tu sais ce que je crois ? »
« J'en ai bien une petite idée. », fait Orochimaru avec son mouvement de cheveux favoris
Orochimaru se sent déjà mieux.Tsunade va juste se contenter de lui démontrer par A + B combien Jiraya et lui sont amis. En fait, Tsunade sent l'épaisseur du dossier plein de pièces à convictions compromettantes contre sa cuisse et attend patiemment qu'il ait fini de frimer.
« Je crois que ni Jiraya, ni toi n'aviez vraiment d'amis : lui parce qu'il était un gros pervers et toi parce que tu étais bien trop orgueilleux pour en avoir. Jusqu'à que vous soyez mis dans la même équipe et depuis votre rapprochement, je crois que vous vous êtes sincèrement attaché l'un à l'autre... »
On s'endort... On dirait un sermon de Sarutobi...
« Mais bon, je sens que tu as hâte que je passe à l'étape suivante, le désir ! »
« Qu... quoi ? »
Tsunade fait craquer ses phalanges d'un air pas commode.
« Que ressens tu quand tu embrasses Jiraya ? »
« Rien ! »
« Ca ne te dégoûte pas ? »
« Si bien sûr ! »
Panique total du côté d'Orochimaru.
Comment a t-il pu pensé que je me bornerais à parler d'amitié ?
« Tu sais ça fait un peu bizarre d'embrasser même le meilleur de ses amis... »
« Jiraya n'est pas mon meilleur ami ! »
« Tu ne l'a pas nié tout à l'heure. Et ne pas s'opposer c'est consentir...»
Orochimaru tente de battre Tsunade de vitesse.
« Et puis c'est Jiraya qui m'embrasse, moi je n'ai jamais partagé un baiser avec ce sale pervers ! »
« Donc ça te dégoûte quand il t'embrasse et toi même, tu ne l'embrasses jamais... »
« Oui. »
Tsunade note quelque chose sur le petit carnet posé sur sa poitrine en le murmurant d'une voix tout à fait audible : S'obstines à nier la réalité.
Quand elle rélève les yeux, elle dit d'un ton implacable :
« Orochimaru, ne me fais pas le numéro de la vierge éffarouchée. Je ne suis pas complètement idiote? Je sais quand quelqu'un à l'air dégoûté or sur cette photo...
Tsunade sort son premier cliché compromettant. Orochimaru le regarde, rougit et se cache derrière ses cheveux.
Il dit d'une toute petite voix :
« Bon, des fois, ça chatouille un peu. Et puis j'ai chaud... C'est pratique... quand j'ai froid...
Mais quand je serais Maître du Monde, je transformerais le monde en un désert comme ça je n'aurais plus jamais besoin de Jiraya ! »
« Car tu as besoin de Jiraya... »
Orochimaru lance à son interlocutrice un regard de haine.
Il s'enfonce !
Tsunade note dans son carnet toujours en le murmurant : « Attirance certaine. »
« Ce n'est pas vrai ! »
« De quoi tu parles ? », fait Tsunade d'un ton innocent.
« Ce que tu as écrit sur ton machin... Je ne suis pas du tout attiré par Jiraya ! »
« Nier trop brutalement, c'est avouer que ça nous gêne. »
Là, Orochimaru est très embrouillé.
Il faut que je nie mais il ne faut que je nie en ayant l'air trop impliqué... Gheu...
« Ce que tu écris m'insulte ! Moi être attiré par ce pervers minable ! C'est tout simplement abracadabrantesque ! »
« C'est vrai ce mensonge ? Tu vois Orochimaru, je n'ai pas seulement l'intime conviction que tu mens, j'ai aussi des preuves. Tu prétends que Jiraya te poursuit de ses assuidités et que toi, pauvre petite victime écoeuré, tu subis ses baisers et ses tendresses. Mais c'est faux. It's time to face the truth...
Tu sais, tu n'as pas à avoir honte, dit Tsunade avec un air de meilleure amie à qui on peut tout confier un peu gâché par un rictus sadique. Chercher un peu de chaleur humaine, d'affection aurprès de quelqu'un c'est parfaitement normal, ça s'appelle... le sexe ! »
« Ce n'est pas vrai ! », dit Orochimaru du ton d 'un enfant qui nie désespèrement avoir volé de la confiture alors que ces mains en sont toutes poisseusses.
« Tu t'obstines à nier ? »
Silence du côté d'Orochimaru. »
« Bien. »
Tsunade prend l'enveloppe à ses pieds et l'ouvre.
« J'ai ici une enveloppe... »
« Premièrement, j'ai quelque jolis clichés de Jiraya et toi comme celui que tu tiens à la main. Tu as l'air tellement dégoûté que j'ai pu comparer ton expression à « L'extase de Saint-Jean. » »
Orochimaru ne dit rien mais se cache derrière ses cheveux. On dirait une version plus noire et soyeuse du cousin Machin.
« Deuxièmement, j'ai remarqué que contrairement aux filles que Jiraya harcelait sporadiquement, tu ne le frappait pas beaucoup... et que surtout tu ne cherchais pas à l'éviter. »
Un oeil serpentin émerge de la masse noire :
« C'est faux ! Jiraya me prend généralemenrt de court ou s'attaque à moi à un moment où je ne peux le poursuivre à coup de katanas comme en cours mais dès que j'en ai l'occasion, je le fais. J'ai déjà voulu le tuer une fois mais ça ne m'a guère réussi. Et puis, comme c'est mon coéquiper, je dois l'avoir sur le dos la plupart du temps. »
Tsunade sourit :
« Ce que tu dis est vrai. C'est bien. Si tu ne t'étais pas défendu ça aurait été moins drôle. »
Et après c'est moi le sadique de la bande !
« Les attaques que tu as menés contre Jiraya était illusoires, à part la fois avec le venin de serpent (et je suppose que tu t'en aies mordu les doigts), tu ne lui a jamais fait le moindre mal.
Mais le plus intéressant est que j'ai remarqué que tu t'arrangeais pour voir Jiraya à divers prétextes inutiles, alors que n'importe quelle personne harcelée aurait tout fait pour l'éviter. »
« Comme ? », dit Orochimaru d'un ton aigre.
Tsunade lui dit en souriant encore plus :
« Depuis combien de temps es tu abonné à Fuuin Jutsu Ultime ? »
Orochimaru crie :
« Depuis que j'ai cinq ans !!!!!!! »
Tsunade note : Violente crise de colère après les questions les plus simples. Dénote un manque total de maturité et une obstination enfantine à s'accrocher à ses illusions.
« Bien sûr. Mais tu ne viens chercher le magazine toi-même que récemment »
« Uniquement parce que les ANBU m'on reproché que mes serpents pouvaient être considéré comme une menace par le marchant de journaux ! »
« Et tu sais que Sexy Tabou sort le même jour... »
« Oui, je crois souvent ce pervers de Jiraya à la bout... »
Orochimaru s'interrompt et devient écarlate.
Est-ce ma faute si mon magazine sort le même jour que Sexy Tabou ? Est-ce ma faute si les ANBU m'ont regardé plus méchamment récemment ? Est-ce ma faute si il fait tellement froid en hiver ? Est-ce ma faute si dès que Jiraya me voit à la sortie de la maison de la Presse, il s'arrange pour m'embrasser dans une ruelle ? Est-ce ma faute si mes mains sont tellement engourdis que je ne peux sortir un katana pour le découper en rondelles ?
« Ma pensée, Orochimaru, est que tu as parfois envie de te faire embrasser alors tu t'arranges pour croiser Jiraya, voir pour le provoquer un peu pour qu'il t'embrasse. Vu le nombre des hormones de Jiraya, ce n'est pas très difficile d'obtenir ce que tu veux avec tes petites regards du genre « Embrasse moi si tu peux. » »
« Quels regards aguicheurs ? »
Tsunade a un petit rire :
« Il faut que je rectifies ce que j'ai dit. Ce n'est pas très difficile d'obtenir ce que tu veux la journée où tu as de bonnes excuses pour voir Jiraya mais la nuit... quand tu en as vraiment envie, tu dois vraiment te mouiller et y aller, quitte à devoir « cueillir de amanites tue-mouches au clair de lune... » »
Ne me dîtes pas qu'elle sait !
Tsunade tourne le dos à sa proie.
« Tu sais, vieux serpent, je vais te raconter une petite histoire. C'était celle d'un ninja prodigue boursouflé d'orgueil et de son coéquipier un pervers notoire.
Le jeune serpent était amoureux du pervers et vice-versa mais si le pervers l'assumait, le montrait même, le serpent en avait honte. Mais il avait besoin du pervers, petit à petit, de plus en plus envie de le retrouver... surtout la nuit, quand seul avec ces serpent, il rêvait de...
...me réveiller dans ses bras bien au chaud et pas recouvert des corps froids de mes serpents. Des fois...
...il se réveillait même au milieu de la nuit en voulant que son coéquiper soit là pour l'embrasser, et ce désir était tellement fort qu'il n'arrivait pas à...
... se rendormir, se rendormir ! Impossible ! Il faut que je me lève ! Je me dis alors...
... que si il se levait c'était simplement pour sentir l'air frais de la nuit comme...
...si ça chasserait ces pensées de mon esprit... que je ne penserais plus que c'est agréable après... Et à chaque nuit c'est pareil, je mets..
... toujours la même tenue, le kimono avec les serpents dessus. Tu sais qu'un jour, Jiraya m'a dit que dans cette tenue, il te trouvait irrésistible ! Oh oui tu le sais, je suis sûre que tu nous écoutais même si tu avais l'air plongé dans un rouleau de jutsu épais comme mon coude. C'est pour ça que consciemment ou pas tu mets toujours cette tenue. Puis...
... je descends l'avenue vers la forêt de Konoha pour aller chercher des ingrédients... Mon armoire à jutsu est pleine mais il vaut mieux être prudent. Je vais en racheter une autre. Et inlassablement comme une horloge bien reglé, je passe...
... devant la maison du pervers, qui a le sommeil très léger. Le serpent sort la première excuse qui lui vient à l'esprit (toujours pourri d'ailleurs), pour lui la seul chose qui compte c'est que le pervers va...
...me plaquer contre le mur et m'embrasser après avoir ri en disant : « Je ne partirais pas avant de t'avoir volé un baiser, Oro-chan. »...
Ce qui est intéressant Orochimaru, c'est de voir combien les excuses que tu sors ont l'air irréfléchi. Même le plus médiocre des médic-nins sauraient que l'amanite tue-mouche ne vaut rien dans la conception de jutsu. J'aurais pu trouver une douzaine de meilleur raison pour errer dans une rue la nuit... »
Tsunade se retourne vers... un fauteuil vide.
« Orochimaru sort tout de suite de derrière le fauteuil! »
Tsunade finit par ramener Orochimaru par la peau du cou sur le canapé. Il était recroquevillé derrière la tête enfoui dans ses genoux et dans sa masse capillaire.
Quand Orochimaru consent enfin à parler, il le fait avec haine :
« Tu m'as espionné ! Je savais que tu n'étais qu'une sale fouineuse mais là tu as carrément fouillé dans ma vie ! »
« Bien sûr, fait Tsunade d'un ton doucereux, j'ai bien dû vous observer quelque foi mais c'est surtout Jiraya qui m'a tout raconté. »
Pour la première fois, Orochimaru a l'air surpris :
« Jiraya ? »
« Hé bien oui ! Il a compris l'intérêt à se confier à moi. Il tient vraiment à toi et nous avons décidé d'un commun accord de te caser avec lui... »
« D'un commun accord !, glapit Orochimaru. Et mon accord ! C'est quand même ma vie amoureuse dont il s'agit, ignoble marieuse ! »
« Orochimaru, la ferme !
Je crois que tu as déjà prouvé à plusieurs reprise tes sentiments pour Jiraya et n'importe qui aurait un minimum de jugeotte se l'avouerait. Tu n'es qu'un sale gosse boursouflé d'orgueil ! Voilà ce que tu es !
Avec ton obsession de devenir maître du Monde, tu penses comme toute les personnes égocentriques que l'amour est une faiblesse alors que... »
« ...un ninja ne devient véritablement fort que quand il a une personne importante à protéger ! Quand il est prêt à mourir pour les liens qu'il chérit !
Tout ça c'est un mensonge ! Si on te balance un jutsu mortel à la gueule, le pouvoir de l'amour ne t'empêchera pas de mourir comme un nullard ! »
Tsunade se met alors à brailler :
« Liiiiiiiistten to your hearttttt
Before tell him goooodbyyeeee ! »
Orochimaru se bouche les oreille et Tsunade s'arrête de chanter (beugler ?) quand elle voit qu'il s'est tu.
« Désormais, tu connais mon avis, Orochimaru. Je suis tout de même déçue de ne rien t'avoir fait avouer. Mais bon maintenant que tu as mon avis autant prendre celui de Jiraya. »
Et le pervers sortit enfin de l'armoire.
Je commençais à me sentir à l'étroit dans ce truc...

b) Hug the psycho !

Orochimaru se tourne vers Tsunade comme si il s'attendait à ce qu'elle lui confirme ce qu'il voit : Jiraya en train de s'extraire du placard de la salle.
Tsunade hoche légèrement la tête et dit :
« Je pensais que ça serait une bonne idée si je pouvais vous faire une thérapie de couple alors j'ai demandé à Jiraya de bien vouloir écouter tes confidences. »
« Tu lui a demandé ! TU lui a demandé ! », dit-il en pointant Tsunade d'un doigt accusateur.
Puis il semble se calmer. Mais ce n'est que le calme avant la tempête.
« Je vais te tuer. Ce n'est que dans le sang qu'on lave un tel outrage. »
Avant que Orochimaru est le temps de découper Tsunade à coup de katanas, Jiraya l'attrape par derrière et le plaque contre lui. Orochimaru ne se débat pas beaucoup ; il se met à grognonner.
« C'est pas juste... Pourquoi je peux pas tuer Tsunade ? »
C'est bon il est retombé dans son infantilité ! Heureusement que Jiraya sait comment l'arrêter.
« Voyons Oro-chan, elle est sympa même si elle a des goûts bizarres en mecs et qu'elle frappe dur ! »
« Elle m'a espionné ! »
« Arrête de chouiner sur moi, Oro-chan. J'ai l'impression d'être Sarutobi-sensei. »
Tsunade, cette perfide, saisit l'occasion :
« Pourquoi tu pleurniches sur l'épaule de Jiraya ? Tu devrais te dégager de son étreinte avec rage, prendre une arme et me tuer. »
En fait, Orochimaru trouve Jiraya confortable et même si il est toujours furieux contre Tsunade, c'est son amie et il ne va pas la tuer maintenant que sa crise de colère a été étouffé par Jiraya. Mais il ne va pas se l'avouer et encore moins l'avouer aux autres.
Il y a Jiraya pour ça :
« Moi, princesse, je sais ! Je sais ! », dit-il en levant la main comme en classe.
Tiens d'habitude c'est toujours Oro-chan qui a les réponses
Tsunade interroge Jiraya :
« Parce que t'es son amie et qu'il m'aime. »
Orochimaru se dégage des bras de Jiraya et lui dit d'un ton triomphant :
« Je ne suis pas amoureux de toi ! C'est toi qui l'est. Hé oui, j'ai tout entendu de ta psychanalyse ! »
Tsunade croit bon d'intervenir :
« J'ai pensé que ça serait plus drôle si chacun entendait les confidences de l'autre sans le savoir. »
Orochimaru grogne et rosit légèrement.
Jiraya dit, pas du tout déstabilisé :
« A vrai dire, je m'attendais un peu à un truc de ce genre. »
Orochimaru, qui tenait à voir son coéquipier mortifié, est très déçu :
« T'es amoureux de moi, pauvre raté... »
Jiraya fait alors un jutsu mental très pratique, un jutsu qui fait cruellement défaut à son Oro-chan _ « Sans gêne no jutsu » _ et il répond :
« Mais oui, je t'aime mon Oro-chan ! Viens ici que je te fasse tous pleins de mamours partout... »
Orochimaru pousse un cri de souris et essaie de s'enfuir. Tsunade est écroulée de rire.
« Allez ne soit pas farouche ! »
Jiraya finit par attraper Orochimaru et dit à Tsunade :
« Tu vois comment il ne se laisse pas faire ! Il ne se leverait jamais la nuit pour aller me voir ! Si son histoire d'amanites tue-mouches était fausse c'est sûrement qu'il savait que j'étais tellement nulle en médecine que je ne m'en rendrais pas compte...»
A quoi joue t-il ? Il m'a pourtant été à faire ce dossier !
Puis elle comprend et esquisse un mince sourire...
« Libre à toi de ne pas me croire. »
« J'ai tout compris, pas vrai Oro-chan ? »
« Oui c'est tout à fait ça ! Tu m'étais tellement indifférent que je n'ai pas pris la peine de dire que les champignons étaient pour empoisonner le chien de voisin... »
Une petite voix (celle de la raison) enfoncé très profondément dans le crâne d'Orochimaru mais étouffé par des tonnes d'orgueil murmure sans que son hôte l'entende vraiment : « C'est une chance qu'il ne croit pas Tsunade comme ça tu vas pouvoir continuer à le voir la nuit sans endommager ton orgueil plus que d'habitude. » alors que Jiraya pense justement : « Ca aurait été sympa de l'embêter un peu sur ça mais j'aime trop quand il vient me voir la nuit ... et pour qu'il vienne il faut que ses prétextes tiennent. » _ quand à Tsunade, elle se dit : « Ce que Jiraya a bien compris c'est ses intérêts ! Sa manoeuvre pour préserver l'orgueil de son Oro-chan était habile. On dirait que depuis qu'il lui court après, ses hormones ont boosté ses neurones. »
« Bon, fait Tsunade, puisque que Jiraya a pris parti, la fin de cette psychalanlyse est arrivé. J'espère que vous avez apprécié votre vol sur Tsunade Airlines et que vous vous découvrirez sous un nouveau jour. »
En sortant tous les deux, Orochimaru dit à voix basse autant pour lui-même que pour Jiraya :
« Je tomberais jamais amoureux de toi. »
« Imbécile, tu l'es déjà. » dit Jiraya à voix aussi basse.
« Quoi ? », dit Orochimaru.
« Amoureux. »
« Même pas vrai. »
Il jette à son comparse un regard « Attrape moi si tu peux. » (ceux dont parlait Tsunade tout à l'heure) et s'enfuit dans une ruelle, suivi de près par Jiraya.

c)Addicted


Une semaine après la psychanlyse de Tsunade, un garçon du nom d'Orochimaru se réveille en sursaut, projettant quelques serpents au passage.
Comme il a beaucoup de chances que vous n'y soyez jamais entré, je vais vous parler un peu de l'appartement d'Orochimaru. Il est petit, après tout Orochimaru qui a juste ses soldes de ninja ne roule pas sur l'or, et entièrement vert. Il y a des serpents partout en peinture, en peluche et surtout en vrai. La petit troupe des serpents d'Orochimaru est composé de dix-huit reptiles d'espèces différentes qui ont tous leurs propres noms et se font chouchouter par leur maître. Comme cess erpents ont besoin d'un source de chaleur, Orochimaru dort avec certains de ses serpents, les autres demeurant sur le radiateur (qui est toujours vert).
La maison d'Orochimaru est crainte par tous. A cause des serpents qui sifflent dans leur sommeil, quelqu'un l'a surnommé "la maison qui siffle" et c'est resté.
Donc ne vous étonnez pas si en se relevant brusquement, Orochimaru a dérangé quelque uns de ses serpents.
Instinctivement, le jeune garçon porte la main à son nez et grimace en sentant le contact du sang contre ses doigts.
Ca ne va pas, ça ne va pas, ça na va pas !
Orochimaru est d'humeur particulièrement revêche. Cela fait environ une semaine qu'il a prit la ferme décision de ne pas se lever la nuit et cela fait aussi une semaine qu'il se réveille brutalement la nuit avec une envie plus irrépréssible que jamais d'y aller.
Je sais ce que Tsunade dirait... que le fait que je refoule cette envie la rend encore plus forte. Avec sa psychologie à la noix...
Quoi qu'il en soit, après s'être réveillé au milieu de la nuit, il ne parvenait jamais à se rendormir or un Orochimaru en manque de sommeil est un Orochimaru instable.
Pour ne rien arranger, Orochimaru s'est aussi aperçu qu'il saigne un peu du nez durant la nuit _ cela le gêne car la seule personne qu'il a déjà vu saigner du nez est Jiraya.
Oh et puis qu'y a t-il de mal se promener la nuit ? Jiraya ne croit pas aux stupides prétentions de Tsunade après tout ! Et moi non plus... Si je vais dehors c'est juste pour...
« pour sentir l'air frais de la nuit » ?
Oh non voilà que j'ai des flash back de Tsunade !
Ma seule règle c'est : je fais ce que je veux
(nda : avec mes cheveux ! Dsl j'ai pas pu résister)
Comme un automate, Orochimaru prend sur la patère son kimono du soir et après s'être excusé à ses serpents pour le dérangement, il sort dans la nuit.
Tout en marchant il pense successivement :
« Je vais prendre un autre chemin pour aller dans la forêt... »
- Mais celui qui passe devant chez Jiraya est plus court...
« Quelle importance de croiser ce pervers ou pas ! »

A force d'être en conflit intérieur, il est déjà arrivé devant la maison de Jiraya sans même s'en rendre compte.
« Hé Oro-chan, on va encore cueillir des champignons ! »
En entendant la voix de Jiraya, Orochimaru frisonne, et pour un coup ce n'est pas de froid.
Je crois que pour une fois, je vais faire mijoter un peu Oro-chan. Pour voir jusqu'où il est près à aller...
« Cette fois, je ne vais pas t'ennuyer plus longtemps ! »
Quoi !
Avec un sourire, Jiraya rentre la tête à l'intérieur de son appartement.
1... 2... 3...
« Attends ! »
Pourquoi je dis ça moi ?
J'en étais sûr.
"Oui, Oro-chan ?"
"Je voulais t..."
T'embrasser ?, fit la petite voix dans la tête d'Orochimaru, cette voix dont le timbre ressemblait un peu à celui de Tsunade, et qui, aidée par les hormones du serpent, commençait à se faire entendre.
"...te voir. Je voulais te voir !", dit Orochimaru en cherchant ses mots.
Une excuse, une excuse, une excuse...
"Simplement parce que je te manquai ou pour une raison particulière, mon chéri ?"
"Dans tes rêves, pervers ! Je voulais te parler de... Tsunade !"
Ca se voit qu'il invente au fur et à mesure!
C'est plus facile maintenant...
"J'ai besoin de ton aide pour élaborer une vengeance contre elle !"
"Ca ne pouvait pas attendre demain matin ?"
Attention, question piège !
"Je ne dormais pas et je n'allais pas avoir de scrupules à te réveiller, sale pervers..."
"En tout cas, c'est gentil de t'être fait belle pour moi, mon Oro-chan !"
Orochimaru rosit :
"C'est mon kimono du soir, idiot !"
"Tu es ravissante."
Orochimaru lance à Jiraya un regard meurtrier mais lisse tout de même son beau kimono.
"Tu vas attraper froid, dans ta robe de soir. Entre donc."
Se jeter dans la gueule du loup est déconseillé... Mais je suis curieux de voir l'intérieur de l'appartement de Jiraya. Ca doit être dans un endroit qui lui ressemble. Tout ce que je sais c'est qu'il vit comme moi dans un petit studio.
"D'accord."
Jiraya ferme la fenêtre et va ouvrir à son ami-petit ami-rival.
En fait, l'appartement de Jiraya ressemble exactement à l'image qu'Orochimaru s'en faisait. C'est l'endroit le plus mal rangé où il soit jamais allé. On ne sait pas de quelles couleurs étaient les murs à l'origine car Jiraya les a recouverts de posters de filles nues sans doute tirés de magazines de lingerie. Orochimaru suppose sur le moment que le sol est du parquet mais c'est dur à dire vu tout ce qui traîne sur le sol : des rouleaux de jutsus, des magazines pornos... La table de chevet est en fait une gigantesque pile de Sexy Tabou. A part ça les meubles sont ordinaires : un lit, une armoire, une table...
La seule surprise qu'à Orochimaru est la présence parmi les filles nues de photos de lui.
"Je fais partie de ta collection, Jiraya", dit-il avec un dégoût, vrai ou fein.
Avoue que ça t'aurai déçu de ne pas y être ! Comme quand je t'ai dit que je n'allai pas t'embêter...
"Je te proposerai bien une chaise mais j'en ai qu'une. Tu vas devoir venir sur mes genoux."
Vite prend un air "quelle bagne !", celui que tu prends quand Sarutobi te fait la moral...
"Puisque qu'il n'y a pas d'autres solutions...", répondit-il avec son ton orgueil froissé.
Si tu étais un peu plus réveillé, tu te rendrais compte que tu peux tout à fait t'assoir sur le lit, Oro-chan.
Orochimaru ne fait pas que s'installer sur les genoux de Jiraya, il y prend vite ses aises.
C'est pas possible d'être aussi confortable. Je ne me suis pas senti aussi bien installé depuis longtemps. Si ça continue, je vais m'assoupir dans cette douce chaleur...
"Alors Orochimaru, tu as des idées pour te venger de Tsunade ?"
**Cerveau appelle Orochimaru.**
Hein ?
Ah oui, c'est vrai que j'avais trouvé une excuse à propos de la limace... Qu'est-ce que je dois dire ?

En plus, la petite voix (appelé cette fois "hormone") réclame son dû :
Ca serait bien si avec ta suprême intelligence, tu t'arrangeais pour obtenir un baiser.

C'est alors que dans cette embrouillamini de devoirs et d'envies Orochimaru trouva ze super idée pour tout arranger.
"Jiraya, Tsunade peut attendre. Je viens d'avoir une idée."
Qu'est-ce qu'il nous a concocté encore pour échapper à lui-même ?
"Jiraya, puisque que tu m'as embêté un nombre incalculable de fois, je pense que je peux te prendre un peu de sang."
Jiraya sourit :
"Puisque que tu en as décidé ainsi, pourquoi tu as pris la peine de me prévenir ?"
"Pour ne pas que tu sois surpris et que tu gigotes !"
Je vais embrasser Jiraya ! Et j'ai ze super prétexte ! Vive moi ! Je m'aime !
Tout à se congratuler lui même, il ne remarque pas queson coéquipier rit sous cape.
Pas bête. Mais je te connais trop. Il va falloir sacrifier quelques pintes de sang à la bonne cause.
"Où tu vas me mordre ?"
Les lèvres, les lèvres !
Ca ferait vraiment trop suspect. Commençons par le cou.

Auparavant, Orochimaru n'aimait pas vraiment le goût du sang. A l'époque, il ignore encore que bien plus tard il serait connu pour sa manie de mordre les gens et même surnommé le serpent vampire de konoha par ses ennemis.
Bon je crois que je peux lui mordre les lèvres...
Mais il ne faut pas que je l'embrasse trop sinon il va sa douter de quelque chose.

Le problème qu'Orochimaru n'a pas envisagé c'est que Jiraya n'est pas du tout du genre à se laisser embrasser sans rien faire.
Tu vas l'avoir ton baiser, Oro-chan...
****3 heures plus tard****

Sept heures viennent de sonner quand on frappe à la porte de Tsunade. Elle ouvre. Jiraya se tient sur le pas de la porte, l'air épuisé.
"Qu'est-ce que tu viens faire ici ?"
"Je vais t'en raconter une bien bonne, princesse. Devine qu'est-ce que m'a fait Oro-chan ! Première indice, j'ai perdu quatres litres de sang. Deuxième indice, ce que j'ai sur les lèvres c'est des marques de blessures."
"Il n'a quand même pas..."
"Si..."
"Raconte !, dit Tsunade en le faisant entrer. Je vais te préparer une potion de Régénération sanguine."
"Il s'est pointé devant chez moi et j'ai fait comme si j'allais le laissez tranquille. Alors il a trouvé un prétexte pour entrer et là il a eu cette idée..."
"... de te sucer le sang."
"Ouaip. Et il m'a embrassé pendant une éternité et moi aussi je l'ai embrassé et il ne s'en ait pas plaint. Quand il m'a lâché j'avais pratiquement plus de sang. Il a beau dire, Oro-chan, quand il veut, il veut. Et tu sais ce qu'il m'a dit avec son air d'ingénue ?"
"Quoi ?"
"...que si je te le disais, tu te ferais des idées et que je devais trouver un prétexte."
Ils partent tous deux dans un franche éclat de rire. La journée s'annonce belle.

d) La Feuille de la discorde

Depuis cette soirée... ensanglantée, Orochimaru avait revu à la hausse la capacité de Jiraya à être un bon fauteuil. Et cette capacité s'avèra totalement capitale en cours d' histoire de Konoha.
Même en tant qu'équipe de Gennins, les jeunes ninjas ont encore des cours comme celui d'Histoire de Konoha (le plus barbant, donné par l'Hokage lui-même). Ces cours sont données en plein à partir de mars le problème c'est que les profs ont du mal à se mettre dans le crâne qu'à Konoha en mars, il fait froid.
Ce n'est pas parce qu'il a chaud dans son horrible toge, le vieux macaque, que nous on se les gèle pas.
Orochimaru frotte ses mains gelés les unes contre les autres.
La barbe du Shodai, la barbe de Nidaime, la barbe de l'esprit de feu ! En tout cas, pour l'instant les ninjas à l'esprit de feu ont plutôt le corps gelé.
"Alors Oro-chan, besoin d'un peu de chaleur humaine ?"
Jiraya l'entoure de ses bras et Orochimaru est forcé est de reconnaître qu'il a bien plus chaud ainsi.
"Je t'autorise à rester avec moi pour les cours barbants de Sarutobi."
C'est ainsi que les barbants cours d'Histoire devinrent un plaisir quotidien car Orochimaru les passe généralement dans les bras de Jiraya, à moitié assoupi sur son épaule tandis que celui-ci lui raconte des tas d'histoires cochonnes plus en rapport avec "L'histoire du Kamasutra" qu'avec l'histoire de Konoha.
Les gens finirent bien par remarquer que les deux jeunes hommes étaient collés l'un à l'autre mais la rumeur qu'ils étaient ensemble étaient déjà répandu (par Tsunade entre autres).
Finalement Orochimaru lança la mode :
"Demandez à un de vos amis de vous réchauffer si vous ne voulez pas mourir de froid."
Et ce simple acte créa plus de couples que toutes les manoeuvres de Tsunade. En effet, les garçons demandèrent aux filles sur lesquels ils avaients des vues (ils n'étaient pas gay heu !) et les filles firent de même.
Comme les même filles ne voulaient pas toujours sortir avec les mêmes garçons, une sorte de bagarre a éclaté en plein cours ce qui a finalement décidé Sarutobi à se priver de "cette magnifique vue du mont Hokage".
Orochimaru se sentit presque déçu.
Depuis que les cours d'histoire de Konoha lui donnait un prétexte pour rester une heure collé à Jiraya, il se sentait en bien meilleur forme. Il dormait mieux même si au réveil ses serpents le regardaient d'un air bizarre.
C'est pourquoi en se couchant il était un peu triste.
En fait, Orochimaru avait une légère tendance à parler dans son sommeil :
"Jiraya... Serre moi plus fort... Embrasse moi..."
Et de ces rêves il y avait un témoin.
Tsunade sourit et appuya sur la touche STOP de l'enregistreur avant de glisser la casette dans sa poche.

# Posté le samedi 15 avril 2006 13:12

Modifié le dimanche 10 juin 2007 01:48

[chap. 8] les petites histoires scolaires des sanins légendaires

[chap. 8] les petites histoires scolaires des sanins légendaires

xxxauteur : love kyubi et manda sama.xxxxxxxxxxx'xx'''''xxxxxx
xxxtitre : les petites histoires scolaires des sanins légendaires.xxx
xxxEn italique : pensée et journal d'Oro.xxxxxx'''''x'xx'xxxxxxxxx
xxxEn gras/italique : pensée et journal de Jiraya.xxxxxxxxxxxxxx
xxxEn normal : dialogue et narrateur extérieur.'''''xxx'xxxxxxxxxx
xxxEn souligné : pensées et journal de tsunade.''''''''''x''xx'xxxxxx



8 : Tel est pris qui croyait prendre (et pourtant tous les autres titres de ce chapitre sont des titres de chansons, bizarre n'est-ce pas ?)

a) Our lawyer made us change the name of this chapter so we wouldn't get sued

"Cher journal,

Ca fait longtemps que je n'ai pas écrit mais c'est parce que c'était comme d'habitude. Du moins je le croyais.
Depuis quelques temps, des bruits couraient dans mon dos. Je ne m'en suis tout simplement pas aperçus n'ayant pas l'habitude de me préoccuper particulièrement de mon prochain (il n'y pas marqué Mère Thérésa là), ni de chercher à savoir ce que Tsunade et son gang se racontent lors de leur soirées pyjamas-glousseries-pop-corn.
Mais bientôt, je n'ai pas pu l'ignorer. J'ai remarqué que dès que je me retournais les gens s'empressaient de détourner le regard comme si ils avaient fixés les yeux sur moi précédemment (surtout quand j'étais avec Jiraya). C'est normal que les gens m'admirent mais ça m'a surpris de leur part, je ne pensais pas qu'ils étaient assez lucides pour reconnaître ma valeur. Et puis aussi, Tsunade et son gang de EDF (Enflures Débiles et Fardées) gloussaient plus forts et se chuchotaient des trucs à l'oreille à mon passage. Je pensais qu'elles étaient simplement stupide (d'ailleurs elles le sont) mais en fait, leurs activités étaient bien accrues.
Et encore une fois c'était la faute de Tsunade.
Je pensais me débarrasser de Jiraya il y a quelques temps mais je le reconnais, c'était une erreur de calcul, j'aurais mieux fait d'empoisonner Tsunade. Jiraya... c'est Jiraya... il me cause parfois des ennuis... mais bon... enfin, tu vois, cher journal, il m'est utile.... comme chaudière !
Alors que Tsunade.... Elle ne m'a jamais causé que des ennuis ! Déjà qu'elle a osé me faire subir cette hoooooorrible psychanalyse ! Et en laissant traîner quelques oreilles, j'ai appris qu'elle diffusait des rumeurs sur moi. Pour être sûr, j'en ai parlé à Jiraya. Il a ri et m'a dit :
"Je pensais que même toi tu t'en étais aperçu ! Tout le monde ne parle que de ça..."
"Tu ne me l'as pas dit !"
"Tu ne m'as pas posé la question !"
C'est sûr que ça ne le gêne pas Jiraya, lui il écrit "J'aime Oro-chan" au tableau avant l'arrivée du prof.
Parce que cher journal, cela doit sans doute autant t'effarer autant que moi mais Tsunade dit que je suis gay !
J'ai vérifié qu'il ne s'agissait pas d'un homonyme mais c'est vraiment de moi qu'elle parle !
J'ai dit à Jiraya :
"Comment peut-elle dire ça ?"
"Oro-chan, tu sais pas mais notre relation si c'est pas de l'homosexualité, ça y ressemble franchement..."
"Pas du tout !"
"Alors tu devrais faire comme moi et t'écouter parler pendant ton sommeil... "Jiraya, Jiraya, embrasse moi plus fort...""
Refusant de croire ses paroles impies, je me mis en quête de Tsunade, qui me fit écouter les bandes en riant.
Je les écoutai, je pâlis, je rougis à ces mots.
C'était bien ma voix... Je comprends désormais l'air étrange de mes serpents.
Je dois démentir ces rumeurs à tout prix. Et pour cela j'ai besoin de l'aide de Jiraya. Lui c'est le super pervers, quelqu'un d'honnête, pas du genre à mentir. Si il dit que je suis un pervers hétéro comme lui, que j'espionne les vestiaires avec lui, qu'entre nous ce n'est que de l'amitié virile (d'ailleurs c'est encore moins que ça), tout le monde le croira.
Mais le problème c'est que Jiraya ne va pas faire ça gratuitement. J'étais prêt à vendre mon corps.
Mais ce n'était pas ça qui l'intéressait ! (et après ça se prétend amoureux de moi ! peuh !)
Il m'a lancé le défi de la mort qui tue :
"Fais moi sortir avec Tsunade, Oro-chan ! Et je ferais ce que tu veux ! »

b) View from heaven

Cher journal,

Tu sais bien que je ne suis pas du tout du genre à abandonner comme ça. J'ai trouvé la solution bien sûr.
Je connais Tsunade et même pour l'amour de moi, elle préférerait mourir que sortir avec Jiraya. Elle n'aime que Dan, le mollusque venu d'ailleurs. Je peux tout de suite renoncer à la faire sortir avec lui, dans un bref délai tout du moins.
Il existe une solution bien plus commode. JE vais me faire passer pour Tsunade et sortir avec Jiraya. Une fois qu'il croira avoir ce qu'il veut, il acceptera bien volontiers de me laver des accusations abominables qui pèse sur moi.
Je vais être le petit ami de Jiraya pendant un bout de temps...
C'est uniquement par orgueil que je fais ça.
Et je ne laisserais personne prétendre le contraire !
Ca avait être une vraie torture pour moi d'endurer son affection, ses baisers, d'être toujours avec lui...
Absolument abominable !
Le seul problème dans ce plan est génial est qu'il faut que je me débarrasse de Tsunade. Je crois que je vais me henger en Sarutobi-sensei et l'envoyer en mission à Trou-du-cul-du-monde no kuni.
Et je vais lui demander de prendre Dan avec elle ! Ce sera un service à rendre à tout le monde (et après il dise que je suis méchant) !
En plus il risquerait de se battre avec Jiraya pour moi, enfin pour Tsunade. Pauvre Jiraya ! Je n'ose pas toucher Dan alors me battre avec lui...
Il ne faut pas que Tsunade me gêne pendant que je serais avec Jiraya...
Même si c'est uniquement par orgueil que je fais ça !


Cher journal,

Il m'est pris une de ces idées récemment, je sais pas si elle est bonne !
Figure toi qu'Oro-chan toujours sourd et aveugle (enfin, il n'y a pas de pire aveugle que celui que ne veut pas voir) a réussi l'exploit de ne pas se rendre compte que tout le monde le traitait de gay dans son dos !
Si, si il la fait !
Et après il m'a demandé de le blanchir...
Une belle preuve de naïveté ! Comme si on allait me croire sur parole alors que Tsunade a des enregistrements compromettants !
J'ai tout de même accepté et en échange j'ai demandé le truc le plus improbable qui m'est passé par la tête : qu'il me fasse sortir avec Tsunade !
Orochimaru peut être très obstiné (voir tête de mule) mais il sait comme moi que Tsunade ne sortirait pas avec moi de son plein gré et qu'à part peut-être en menaçant Dan, il y a peu de chance de lui forcer la main (et encore je suis sûr qu'elle ne céderait pas au chantage).
Je pense qu'il va payer quelqu'un pour jouer Tsunade pendant quelques jours.


Cher journal,

Figure toi que tôt ce matin, alors que je n'avais même pas eu le temps de finir de me maquiller, on a frappé à ma porte. C'était Sarutobi-sensei. Il avait un air assez bizarre.
Quand je lui ai demandé ce qu'il faisait là, il a prétendu qu'il m'envoyait en mission au pays de l'Herbe et que mon coéquipier sera Dan.
Quand je lui ai demandé pourquoi Orochimaru et Jiraya ne m'accompagnaient pas il a dit que j'étais assez forte pour pouvoir des missions seul, ou avec un membre d'un autre groupe.
« Quant à la mission en elle-même, il faudra que tu cherches les formulaire 24b, que tu le remplisses, que tu le donnes à M. Matsumoto qui te donnerait le formulaire 115a... »
(Je vous passe le reste)
« ... puis tu sauras en quoi consiste ta mission. »
Je ne suis pas stupide, cher journal, je sais que ça ne tient pas debout. En plus, Sarutobi-sensei avait un air très différent de d'habitude.
J'ai néanmoins acquiescé gentiment et dit avec un grand sourire hypocrite :
« Je pars tout de suite, Sarutobi-sensei. »
Ne sachant que penser, je suis allé chez Jiraya qui m'a expliqué le stupide défi qu'il avait lancé à Orochimaru.


Tsunade est enfin venue me voir ! Oro-chan est aussi prévisible que je le pensais. Je lui ai bien dit :
« J'ai dit à Orochimaru que je le ferais passer pour super hétéro si tu sortais avec moi.
Si il cherche à t'éloigner, c'est sans doute qu'il veut engager quelqu'un pour te jouer. »



Mais j'ai dit à Jiraya que ça ne tenait pas debout :
« J'ai étudié la psychologie d'Orochimaru et il travaille en solo. En plus, je suis sûr que ça ne lui déplaît du tout de sortir avec toi... ça lui fait des tas de super prétextes pour être avec toi et te bécoter...
Il s'arrangera pour qu'on ne nous voit jamais en même temps et en mission et en cours d'histoire il utilisera un Kage Bunshin... »


Je vais sortir avec Oro-chan ! Je vais sortir avec Oro-chan ! Je vais sortir avec Oro-chan !
J'ai dit à Tsunade que j'exigerais qu' « elle » reste avec moi au moins une semaine pour profiter de l'occaz.


La joie de Jiraya ne m'a pas surpris, et je crois qu'Orochimaru éprouve un près le même sentiment. Il doit être très content d'avoir une excuse pour embrasser longuement Jiraya et être tout le temps avec lui ! Je suis sûr qu'il se dit un truc genre « C'est uniquement pas orgueil que je fais ça. »
Par contre, Jiraya a trouvé une objection à ça :
« Mais...


« ... il va falloir que toi et Dan disparaissiez pendant une semaine. »
Quoique ça ne serait pas mal que Dan disparaisse pendant une semaine...
En fait ça serait mieux qu'il disparaisse pour toujours !
Et là elle m'a répondu :
« De toute façon, j'avais l'intention de faire du camping sauvage avec Dannnnnnnnhhhhheuuuuu ! »
Et après avoir bien minaudé elle a repris plus sérieusement :
« En plus, au bout d'une semaine, il faudra casser Orochimaru et je crois que ça ne lui fait pas de mal qu'on rabaisse un peu son orgueil... »


Et là Jiraya a dit un truc comme : « The terrible Mrs T. » et j'ai été obligé de lui lancer un regard noir.

Thhhhhheeee Terribllllleeeeeee Mrss T.
La maîtresse SM de l'équipe 7 (ben quoi c'est pas du masochisme de sortir avec Dan ?)


J'ai une grande hâte de partir en camping sauvage avec mon Dannnnnnn ! Ca va être merveilleux... (les autrices de la fic : ne comptez sur nous pour le raconter. C'est trop horrible)

c) Stupid girl



Orochimaru sourit. Son plan marchait à merveille.
Il a suffi que j'aille voir Jiraya en battant des cils et en rougissant pour lui demander de sortir avec moi. Il ne m'a même pas demandé comment j'ai fait pour convaincre Tsunade.
Il plissa son kimono.

Quand même je préférais être dans mon corps ! Sauf quand Jiraya me le fait oublier...
Mais non qu'est-ce que je raconte moi ?
C'est absolument abominable qu'il exige d'être tout le temps avec moi et passe tout ce temps à m'embrasser. Absolument affreux. Mais comme je suis terriblement bon acteur, je l'embrasse et fait semblant d'aimer ça. Oui, je suis tellement bon acteur que j'ai reçu à me convaincre moi-même que c'était incroyablement délicieux.

Ce n'était évidemment pas un moyen de se flatter lui-même et de refuser de voir la réalité à la fois.
Quant je pense que la vraie Tsunade et sans doute dans un bureau administratif de Kusa en train de chercher un tas de paperasse et de menacer les fonctionnaires du poing.
Oui, mon plan est vraiment parfait... Concilier l'utile et l'agréable (enfin on ne peut pas dire que je trouve ça agréable...)
Mais bon il ne faut pas je pense à ça. D'ailleurs ça me donne la migraine.

Il allait pénétrer dans la bibliothèque lorsqu'un voix l'appela :
« Hé, tsun-chan ! »
Orochimaru se retourna. Cette fille était une amie de Tsunade. Il fallait qu'il joue son rôle de bonne copine.
Pourtant je m'étais bien fait des fiches pour me souvenir de ces filles ! Celle là, c'est celle qui ressemble à un goret...
Remercions les archives de Sarutobi-sensei que j'ai recopié après avoir prétendu qu'un chat massacrait « ses chers fougères qui avait été planté par le Nidaime Hokage »...
Ah oui, Shinohara Yui, 15 ans, membre de l'équipe 10, spécialiste du taijustu, arme favorite : le nunchaku, situation familiale : un père Juunin, une mère prof à l'Académie, un frère aîné Chuunin et une autre petite s½ur à l'Académie.
Remercions aussi toutes les stupides fiches d'amitié où les filles croient bon de marquer des détails futiles genre « Quelle sont tes surnoms ? Quelles sont tes amouuuuurs secrets ? » mais qui se révèle absolument capital dans mon cas ;
Donc : Yui-chan, super copine (bon ça on s'en tape), couleur préféré : le bleu, animal familier : une chien Hachi elle est trop chouute...
Bon allons-y, il faut jouer serré...

« Yuuuuii-chan ! Hachi est avec toi ? »
« Non, en fait, je pensais vous inviter toi, Sachiko et Michiyo à prendre le thé. »
Tsunade n'aurait pas refusé... Je suis Tsunade.
« Il n'y a pas de problème. »
Hé voilà, je vais devoir passer l'après-midi avec des idiotes gloussantes. En plus il faudra que je fasse semblant de savoir des tas de trucs que j'ignore.
Mieux vaut diriger la conversation comme je l'entend.

C'est pourquoi dès que Yui eut servi le thé, Orochimaru glissa :
« Dîtes les filles, vous en pensez quoi de mes coéquipiers ? »
Les trois filles s'entre regardèrent.
Elles ne vont pas oser dire du mal de Jiraya car c'est mon petit ami. Par contre moi-même...
« Jiraya est un pervers mais ce n'est pas lui le pire. », dit finalement Michiyo (ou était-ce Sachiko ? Orochimaru avait un peu de mal à les différencier)
« Orochimaru n'est qu'un sale prétentieux. Vous avez vu comment il se la pète ? »
Sachiko (ou Michiyo) fit alors une imitation cruelle mais juste d'Orochimaru en train d'être interrogé :
« Sarutobi-sensei, interrogez moi Sarutobi-sensei ! Moi, moi, Sarutobi-sensei ! Et là il rejette une mèche et lâche la bonne réponse avec nonchalance, tout en nous regardant, du genre Je suis génial et vous, vous êtes des merdes. »
« Je me souviens, dit Yui, que j'ai commencé à revoir mon opinion sur Jiraya (avant je pensais que ce n'était qu'un cancre pervers, désolé Tsun) le jour du combat. Vous vous souvenez les filles ? »
Elles éclatèrent de rire et Orochimaru fit semblant de rire avec elle.
« Oh oui, dit Michiyo. Jiraya avait un peu trop tripoté Orochimaru et celui-ci l'avait défié en duel. Il était sûr de gagner et on le pensait aussi. Il était tellement furieux qu'il avait l'intention de découper Jiraya en rondelles... »
... il a fait une technique de permutation et j'ai découpé une chaise en morceaux. Ensuite, il a réapparu derrière moi, m'a attrapé par derrière, s'est mis à m'embrasser dans le cou et m'a chuchoté « Abandonne, Oro-chan autrement je continue ». Comment j'étais pétrifié, il m'a retourné et m'a embrassé tout court devant la moitié des Genins de Konoha réunis. Finalement quand j'ai pu respiré un peu, j'ai dit...
« ...« J'abandonne. » d'une petite voix aiguë et il a couru en dehors de la salle en larmes. On était mortes de rire avec Sachiko. Et Jiraya lui a couru après en disant « Attends mon amour... ». C'était à tomber... En plus il me semble que tu nous avais dit Tsunade qu'il s'était enfermé dans les toilettes des filles... Ca va Tsunade tu as l'air bizarre ? »
« Si, ça va. En effet, il s'était enfermé dans les toilettes... »
...pour pleurer sa honte et son déshonneur.
« Je trouve qu'il le méritait. Ca a du lui faire du bien une petite humiliation publique. »
« Orochimaru est vraiment horrible. Vous vous souvenez alors qu'on était à l'Académie il avait fait un Serpent Doton qui avait failli bouffer une jambe de son adversaire. »
« C'est vrai que dès fois son regard est effrayant. Mais il l'est moins depuis qu'il ait avec Jiraya. Faut dire qu'il est tellement stupide... En Histoire de Konoha, tout le monde le mate et il s'en rend même pas compte... »
Tout le monde ME mate ?
« ... et vas-y que je t'embrasse dans le cou, et vas-y que je te chuchote des trucs à l'oreille, et vas-y que je me pelotonne dans tes bras, parce que dit-on « sa majesté a froid » »
MOI je fais ça ?
« ...mais nous on est pas conne, on sait quand quelqu'un est amoureux ! Suffit de voir sa tronche sur les photos que tu nous rapportes, Tsun-chan ! »
Quelles photos ?
« En fait tu les as vendues à Konoha-potin ? »
QUELLES PHOTOS ?
« Non, non pas encore. D'ailleurs, il faut que j'aille... »
...pénétrer dans l'appart' de Tsunade et détruire les négatifs en espérant qu'elle n'a pas encore vendues les photos.
... voir Jiraya. »
Note mentale : pensez que peut-être les gens autour de moi ont un cerveau, des yeux et peuvent penser même les amies gloussantes de Tsunade.

d) I'm not in love

La semaine que Jiraya avait exigé en gage de sûreté était presque passé.
Ca aurait été plus simple qu'il me blanchisse après deux jours comme je lui ai demandé mais apparemment même Jiraya n'est pas bête à ce point.
« Tu as peut-être payé une fille pour jouer son rôle, Oro-chan. Mais elle ne me supportera pas pendant une semaine. » Et puis quoi encore ?
Si il avait été vraiment malin, il aurait exigé deux semaines ! Pour vérifier doublement !

Même si il aurait préféré mourir plutôt que l'avouer, sa vie en tant que Tsunade lui plaisait. Il aurait bien voulu qu'elle se prolonge un peu, ou ne pas l'avoir connu du tout. Mais une semaine c'était juste assez pour qu'il apprécie vraiment en oubliant les petits inconvénients comme réussir à donner l'air intelligent au Bunshin de Tsunade et qu'il regrette que ce n'est pas duré plus longtemps.
Bientôt tu vas redevenir Orochimaru. Tu vas être lavé de tous les soupçons. Tout va redevenir comme avant.
Essayant de se convaincre que sa mélancolie venait uniquement du fait que Kaa n'avait pas avalé son chihuahua ce matin, il se rendit à la bibliothèque.
Je me demande quelle est la surprise que Jiraya veut me faire.
§flash-back§
« Tsunade sweetheart en honneur de notre première semaine en commun, j'ai une petite surprise pour toi. »
« C'est quoi ? »
« Patience, princesse, je t'ai dit que c'était une surprise... Si tu veux savoir ce que c'est, va à la bibliothèque à 15h demain . Tu n'en croiras pas tes yeux... »
Pourtant quand Orochimaru entra, l'endroit était désert. Enfin en apparence. Car Jiraya surgit derrière Orochimaru et lui chuchota à l'oreille :
« Je te tiens pour ne pas que tu tombes sous le choc. »
Orochimaru surprit :
« C'est vraiment si surprenant que ça ? »
Soudain surgirent de derrière les étagères une foule de personne, tous des Genins de Konoha parmi lequel Orochimaru reconnut les amies gloussantes de Tsunade, Yui, Michiyo et Sachiko.
Tous avaient l'air joyeux, souriaient et chuchotaient sans cesse.
Ca sent mauvais tout ça, très mauvais...
Les personnes firent cercle autour de lui et Jiraya. Orochimaru se surprit à regarder le vide devant lui.
Il sentit la technique ninjutsu avant même que la personne apparaisse devant lui.
C'était Tsunade dans tout ce qu'elle avait de plus Tsunade ; Dan était derrière elle, aussi mou que d'habitude. En effet, Orochimaru s'était révélée incapable de porter les fringues de Tsunade et avait aussitôt remis des kimonos en prétendant qu'Orochimaru avait de si bons goûts vestimentaires ! Mais là, Tsunade était habillée comme d'habitude avec son espèce de tunique rose et verte raccourci au manche et ses longs gants rouges ; elle avait aussi le sourire narquois de Tsunade et l'éternel exemplaire de « Freud pour les Nuls ».
Le henge no jutsu est une technique qui requiert beaucoup de concentration à maintenir. Il suffit que la personne reçoive un choc, une forte émotion, une soudaine douleur pour que sa fausse apparence s'efface. C'est ce qui s'est passé avec Orochimaru. L'arrivée soudaine de Tsunade l'avait tellement surpris qu'il avait oublié de maintenir sa concentration et avait donné de ce fait la confirmation à tous qu'il n'était pas Tsunade.
Tsunade (la vraie cette fois) prit son ton le plus impressionnant :
« Orochimaru, nous avions vu clair dans ton jeu depuis le début ! Tu voulais gagner ton « deal » avec Jiraya et passer une semaine avec lui en m'envoyant au diable vauvert. Tu n'as fait que te ridiculiser, comme d'habitude... »
Les amies de Tsunade pouffèrent et dirent :
« C'est vrai que tu ne paraissais pas comme d'habitude, Tsun-chan. »
« Je savais bien que c'était pas ton genre de sortir avec Jiraya. »
Evidemment, Orochimaru essaya de se défendre :
« Ce n'est pas vrai ! J'avais parié avec Jiraya qu'il dirait à tout le monde que j'étais hétéro si je le faisais sortir avec Tsunade. Et comme a dit Miss Goret, c'est pas le genre de Tsunade de faire ça. C'est uniquement par orgueil que j'ai fait ça ! »
Mais c'était peine perdue :
« Ah bon, si tu embrasses tout le temps Jiraya, c'est par orgueil ! Je vois pas ce que t'y gagnes ! Et d'ailleurs, je ne ressemble pas du tout à un goret !!! »
Tsunade feuilleta son livre et dit :
« Tu sais Orochimaru si tu y avais réfléchi à deux fois, tu te serais rendu compte que même si Jiraya avait essayé de te blanchir, peu de gens l'auraient cru... » Il y eut plusieurs hochements de tête dans la foule. « Ce n'était qu'une idée que tu as essayé de réaliser faute de mieux. Si tu t'y es tant attaché, c'est uniquement parce ce que ce que Jiraya t'a proposé te donnait une super excuse pour sortir avec lui pendant une semaine. »
« Tu as l'air sérieuse avec ton bouquin mais en fait, il n'existe pas ! »
Tsunade regardait son livre d'un air gêné :
« La couverture vient d'un autre livre. A l'intérieur, il y a des notes personnelles sur vos comportements. »
Malgré cela, tout le monde semblait croire Tsunade. Jiraya chuchota même à l'oreille d'Orochimaru :
« Tous ces gens, ils croient maintenant avoir la preuve que t'es gay. Mais ce n'est pas le mieux. Pour eux, c'est toi qu'est amoureux de moi ! »
La plupart des Genins de Konoha était désormais convaincu que les rumeurs de Tsunade étaient vraies et que Orochimaru en pinçait pour Jiraya. Il n'avait pas tort de croire ça. Mais pour le principal intéressé...
C'était un désastre.
Et la vengeance se devait d'être à la mesure d'une telle humiliation...

Prochain chap : Queer as folk

# Posté le lundi 01 mai 2006 12:20

Modifié le dimanche 10 juin 2007 16:20

[chap. 9] les petites histoires scolaires des sanins légendaires

[chap. 9] les petites histoires scolaires des sanins légendaires

xxxauteur : love kyubi et manda sama.xxxxxxxxxxx'xx'''''xxxxxx
xxxtitre : les petites histoires scolaires des sanins légendaires.xxx
xxxEn italique : pensée et journal d'Oro.xxxxxx'''''x'xx'xxxxxxxxx
xxxEn gras/italique : pensée et journal de Jiraya.xxxxxxxxxxxxxx
xxxEn normal : dialogue et narrateur extérieur.'''''xxx'xxxxxxxxxx
xxxEn souligné : pensées et journal de tsunade.''''''''''x''xx'xxxxxx



9 : Queer as folk

a) Once upon a time... in Konoha

Justement à Konoha, une certain personne de notre connaissance se cachait derrière la une d'une édition de Konoha Potin, qui proclamait en grosses lettres :
« Nannies, sex and Byakugan ! Les étranges révélations de la call girl d'Hitori Hyuuga ! »
« Je ne savais pas que tu lisais Konoha Potin, Oro-chan... »
« Mais je ne lis pas Konoha Potin ! Je l'ai... trouvé par terre ! »
« C'est vrai que ton genre c'est plutôt Pretty Ninja et les cent-façons-d'avoir-les-ongles-les-plus-resplendissants... »
« Ce n'est pas vrai. », dit Orochimaru d'un ton boudeur.
Il n'aurait jamais avoué qu'il prenait plusieurs heures par semaines pour que ses ongles soit parfaitement polis et brillants.
Jiraya se pencha par dessus l'épaule de son coéquipier.
« Cet article est bourré de fautes d'orthographes... »
Il avait raison. Apparemment, les journalistes de la feuille de chou étaient aussi peu soigneux sur l'orthographe des mots que sur la provenance de leurs informations
Orochimaru tourna la page d'un petit coup de langue dédaigneux (c'est possible, mesdames et messieurs on ne rit pas).
Cette fois, l'article parlait d'une fête que donnait un riche ninja pour la naissance de sa fille.
« Hé Oro-chan, on est invité ! »
« Comment ça « nous » ? »
« Si, si, regarde... « Tous les Genins de Konoha sont aimablement conviés... » »
Orochimaru eut un petit rire.
« Tu crois qu'ils vont laisser passer n'importe qui ? Tu voudrais d'une bande de mioches braillards criant des stupidités style Datebayo à tout bout de chant et se goinfrant comme des porcs à ta fête, toi ? »
« Mais je suis sûr qu'il te laisserait passer ! Tu es le préféré du Hokage ! »
Jiraya se lança alors dans une imitation cruelle mais fidèle de Sarutobi:
« Allez à une fête ? Mais oui mon petit Orochimaru ! Mais bien sûr ! Le seigneur ChoseTruc en sera si heureux ! Emmener ton ami Jiraya ? Quelle camaraderie, quelle honnêteté, quelle... »
Orochimaru sourit. Il n'avait même pas besoin de manipuler Jiraya, celui-ci se conduisait exactement comme il le voulait...
« Je pourrais entrer en effet... », dit-il en battant des cils.
« ...mais je ne le ferais pas ! Je déteste ce genre de réception. », acheva t-il d'un air de ne pas y toucher.
« Tu plaisantes ? Tu y seras comme un poisson dans l'eau ! Tout le monde te prendra pour une geisha de passage ! »
Jiraya eut une vision d'Orochimaru en kimono en train de danser en balançant des éventails (ben oui, c'est plus facile pour lui, il peut les rattraper avec la langue aussi...)
« Tu n'as qu'à y aller tout seul ! »
« C'est à dire... Ils ne me laisseront jamais passer... »
« Et pourquoi ? »
« Ben... heu... l'aînée du Seigneur MachinBidule, elle me connaît... Et disons que je ne lui ai pas fait très bonnes impressions... »
« Tu n'avais qu'à pas mater la fille d'un membre du Conseil ! »
Orochimaru se montra intraitable. S'en suivi cinq longues minutes où Jiraya surgit de derrière presque tous les meubles de la bibliothèque, demandant à Orochimaru :
« Emmènemoiàlafêteeeee ! »
Au bout de cinq fois, Orochimaru dit d'un ton faussement mélodramatique :
« Arrête ce harcèlement sexuel ! Tu n'as pas à me faire payer pour tes « tendances »... Déjà que tu m'as forcé à venir ici ! »
Jiraya fut surpris... Ca ne lui ressemblait pas.
« Ce n'est pas toi le gay de service, Oro-chan ? »
« La grandeur inspire l'envie, l'envie engendre le dépit, le dépit répand le mensonge. », dit Orochimaru avec un grand sérieux.
« Ah bon, Tsunade t'envie ? »
Orochimaru se prit la tête dans les mains :
« Cela fait longtemps que je t'aurais dénoncé à Sarutobi-sensei mais j'étais sûr que tu cesserais de toi-même...
Mais je ne peux plus le supporter... »
Il pleurait des larmes de crocodiles, Jiraya le savait, car il lui souriait.
Ses lèvres formèrent alors trois mots : « Je t'ai eu. »

b) Conversations

§flash-back§
« Je ne savais pas que vous alliez tous les jours à la bibliothèque, Sarutobi-sensei. »
Orochimaru et son professeur était en train de prendre le thé. Sarutobi jetait à son meilleur élève des regards admiratifs.
« En tant que Hokage, je vérifie souvent les rouleaux de jutsus... »
« A quelle heure y allez vous ? »
Sarutobi parut légèrement surpris que son élève s'intéresse à sa vie.
Celui-ci s'empressa de se mesurer :
« C'est juste que... je ne vous y ai jamais vu. »
« C'est vrai que tu es un vrai rat de bibliothèque, mon petit Orochimaru. C'est une très bonne chose car il n'y ne fait aucun doute que tu seras Hokage dans 20 ans. 15 si tu continues d'être aussi gentil envers ton vieux maître. »
Orochimaru se contenta de sourire.
« Hokage est une bien trop haute ambition pour moi. Je me contenterai de servir le village aussi modestement que je peux. »
Mais j'aimerais vraiment savoir quand vous passez à la bibliothèque. Histoire de pouvoir vous croisez et discutez avec vous de certains techniques ninjutsu des arcanes de Konoha. »
Sarutobi lui donna ses horaires avec gentillesse, ravi d'avoir un élève aussi sage et avide d'apprendre.
Il m'a dit exactement ce que je voulais savoir le vieux singe. Je n'ai pas gaspillé mon thé en sachet.
« Merci beaucoup, sensei. Et je ne voudrais pas abuser de votre gentillesse mais il y a un certain rouleau que je ne trouve pas dans la bibliothèque. Si vous pouviez le chercher pour moi demain... »
Et le lendemain, Orochimaru s'était caché derrière le premier journal venu et sachant que Jiraya ne tarderait pas à le rejoindre. Puis, montre en main, il avait attendu la venue de Sarutobi dans le rayon d'à côté pour lancer son petit laïus.
§§
Un plan parfaitement orchestré... Et qui a parfaitement marché...
Comme prévu un Sarutobi en colère avait surgi de derrière un rayon et entraîné Jiraya en dehors de la bibliothèque.
Mais ce n'était pas le mieux du plan... Orochimaru ne voulait pas que Jiraya soit puni, il voulait qu'il subisse exactement la même chose que lui.
Le moment où Sarutobi hurlant toute sorte de choses à Jiraya comme « Tu n'as pas à profiter de la pureté de ton petit camarade. » ou « Ce n'est pas parce que tu hmmm que tu dois harceler ce pauvre Orochimaru. » était celui où la plupart des Gennins rentrés de mission passait dans la rue de la bibliothèque.
Orochimaru ne se faisait pas d'illusion. Il savait qu'on n'oublierait jamais vraiment les preuves de Tsunade. Mais un potin en chasserait un autre. Désormais le « gay de service » serait Jiraya.

Pendant ce temps...

Jiraya et Tsunade discutait activement dans le cagibi que Jiraya était censé reluire à coups de brosses à dent.
« Oro-chan m'a vraiment eu sur ce coup là... Il semblait parfaitement normal jusqu'à ce qu'il se mette à geindre. »
« Il avait sans doute prévu que Sarutobi-sensei serait là. Il l'a utilisé comme nous au moment où tu étais à l'hôpital. »
Jiraya donna un coup de brosse à dent pensif.
Il voulait se venger de moi en me retournant le monnaie de mon ryo. Et ça a plutôt bien marché pour une fois. Mais...
« Qu'est-ce qu'on va faire ? », demanda Tsunade.
Elle était déçue qu'Orochimaru parut triomphé cette fois.
Jiraya eut un sourire resplendissant.
« Vous les culturés faîtes le même erreur. De ton point de vue, la vengeance d'Oro-chan est parfaite mais il oublie un truc capital... »
« Quoi ? »
« Je ne suis pas comme lui ! »
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

c) The gay guy

Cher journal,

Quelle semaine de folie ! Il faut absolument que je te la raconte !
Devenir gay était un don du ciel ! Merci à mon Oro-chan d'amour que j'aime que j'embrasse que je ****...
Pour tirer parti de la vengeance de mon serpent préféré, j'ai d'abord eu des idées de départ pas mal mais je ne pensais pas que ça tournerait aussi bien.
Tout d'abord montrez à tous le monde que je suis content d'être gay... Ca n'a pas été très difficile ! Il m'a suffi de...
- customiser un peu mon T-shirt (GAY ET FIER DE L'ÊTRE)
- d'en offrir un à Oro-chan avec marqué dessus « Je suis l'objet sexuel de Jiraya » devant tout le monde (mais pourquoi il a refusé ?)
- d'en parler gaiement avec tout le monde. Ce qui mine de rien a fait drôlement monté ma côte de popularité (déjà en hausse pour cause de rabattage de caquet d'Oro-chan). Maintenant, les mecs n'ont pas peur que je mate leur copines et ça n'a viendrait pas à l'idée des filles que je puisse les tripoter !
J'ai décidé de profiter de cette nouvelle confiance que me portent les autres pour m'adonner à l'une de mes passions : le matage.
En effet, pour ne pas entacher ma réputation de gay tout neuve, je ne peux plus acheter « Sexy Tabou ».
Ca m'a paru navrant jusqu'à que j'ai l'idée de demander aux filles de bien vouloir m'accueillir dans leur vestiaire, soi-disant car les garçons avait peur que je les mate.
En temps normal, elle n'auraient jamais acceptés, mais c'est étrange comme on vous perçoit différent en fonction de quel bord vous êtes.
En plus, je surfe sur la vague du « gay friend »...
Dans les séries télé à l'eau de rose qu'adore les filles, le(s) héroïne(s) subissent des déboires amoureux diverses, mais peuvent évidemment se confier à un pote homosexuel, qui, contrairement aux autres garçons briseurs de c½urs, est gentil, attentif si bien que parfois ces dames « regrette de ne pas pouvoir sortir avec ».
Moi je le trouve surtout patient de tenir la chandelle à ces demoiselles éplorées de leur dernier chagrin d'amour _ car c'est évidemment rempli de répliques dégoulinantes du genre « Miiiikke... machin truc m'a quitté ! » « Stella, tu es une fille formidable... Oublie le ! »...
Mais bon, je suis en train de faire une digression. Le fait est qu'à cause de ces séries à la noix toutes les filles veulent avoir un gay friend.
Or les filles se racontent souvent leur vie dans leurs vestiaires (je le sais, je les ai beaucoup entendu en essayant de les voir). Je suis donc devenu le « gay friend » de leur tribu.
Mais je crois que Tsunade se doute de quelque chose, sans doute à cause du fait que j'ai apporté des pop-corn pour profiter de la « vue » en me régalant.
Et puis elle a quand même hurlé « NOOOOOOOOOONNNNNNN !!! » quand j'ai été accepté dans le vestiaire des filles (nda : si vous voulez une image, imaginez la comme Aragorn après avoir cru que Merry et Pippin étaient mort dans le film 2).
Heureusement pour moi, c'est contre Oro-chan qu'elle a dirigé sa fureur. Elle l'a poursuivi en hurlant dans tout le couloir « TOUT CA C'EST DE TA FAUTE », le poing brandie.
Et elle n'est jamais retourné au vestiaire.
Dommage.
Mais il y a encore mieux que de mater des filles...
Admiré des mecs, craint des filles, insoupçonnés de tous, je suis devenue le Belphégor du vestiaire !


d) La très étrange affaire du Belphégor du vestiaire

Dans les couloirs, on chuchotait beaucoup parmi les filles...
« Il paraît qu'Hokage-sama a posé de nouveaux verrous sur la porte du vestiaire des filles....'
Et les garçons de passage répondait en c½ur :
« Ca c'est une affaire pour le Belphégor du vestiaire ! »
Ce super héros étrange et pervers était apparu il y a peu, suscitant l'admiration des garçons, qui étaient le plus souvent célibataires, et en qui se cache généralement des pervers.
Il était vêtu d'une combinaison violet moulante avec marqué en lettres jaunes bananes GPT « Grand Pervers Terrible ». Son arme étaient les mains baladeuses et le pinçage de fesses, une matière en laquelle il excellait.
Pour galvaniser ses admirateurs, il laissait derrière lui à ses plus grands fan un dessous féminin dédicacé à la personne en question, signé de son nouveau surnom « Le Belphégor du vestiaire ».
Le Hokage lui-même posait verrou sur verrou mais à chaque fois le Belphégor du vestiaire parvenait à entrer, prêt à s'abattre sur sa prochaine victime.
Tsunade rongeait son frein.
C'est Jiraya, ça ne peut être que Jiraya...
Elle l'avait crié mais personne ne la croyait :
« Jiraya est gay, ma chère. En plus, il est avec nous quand cet abominable pervers nous attaque. »
Idiotes ! Placer un Bunshin dans le vestiaire n'a rien de sorcier ! Je dois absolument trouver un moyen de le coincer... Mais pour ça, j'ai besoin de l'aide d'une certaine personne...
Tsunade avait fini par le trouver.
« OROCHIMARU ? »
Orochimaru, le courage personnifié, s'était recroquevillé sur lui-même en suppliant : « Silvousplaîtnemefaîtespasdemal.... ».
« Ca va, je ne vais pas te frapper... Je devrais car c'est toi qui a déclenché tout ce boxon, mais dans ma grande mansuétude, je te donne l'occasion de t'amender... »
Orochimaru avait tout intérêt à accepter.
Le plan était simple. Lors de la prochaine attaque du Belphégor du vestiaire, Orochimaru devait sceller la porte de l'extérieur avait un fuuinjutsu pour empêcher Jiraya de sortir et une fois piégé, Tsunade s'arrangerait pour dévoiler à tous (enfin plutôt à toutes) son identité.

C'est ainsi que le lendemain Orochimaru fit un sceau des trois éléments et que Tsunade s'élança en criant « Poing de vérité, frappe au nez. Que le pervers soit dévoilé et que la pudeur soit vainqueur ! ». Elle réussit même l'exploit de balancer sur le clone de Jiraya un kunai en simultané. Puis elle lui arracha sa cagoule.
Les réactions différèrent : Tsunade eut l'air triomphant, Jiraya eut l'air déçu, les filles eurent l'air furieuses, Orochimaru (on pouvait voir son ½il serpentin qui observait par le trou de la serrure) avait l'air content de la déconfiture de son pseudo ennemi, Sarutobi (qu'on avait fait appeler) lui était confus.
Les filles se jetèrent sur Jiraya pour le frapper. Celui-ci cria :
« Oui, oui ! Jetez vous sur moi ! Arrachez moi mes vêtements ! »
Dommage qu'elles veulent que me frapper !
Sarutobi dit :
« Je crois que je me suis trompé sur Jiraya. »
Tsunade lui demanda :
« Connaissez vous le sens du mot « bisexualité », sensei ? »

Un peu plus tard...

« Pas trop déçu de ta vengeance, Oro-chan ? »
« Non car finalement, je me suis vengé non pas de toi mais de Tsunade. »
Et sans plus de commentaire, Jiraya changea de T-shit pour « BI ET FIER DE L'ÊTRE »

# Posté le dimanche 29 octobre 2006 10:38

Modifié le dimanche 10 juin 2007 09:44

[chap. 10] les petites histoires scolaires des sanins légendaires

[chap. 10] les petites histoires scolaires des sanins légendaires

xxxauteur : love kyubi et manda sama.xxxxxxxxxxx'xx'''''xxxxxx
xxxtitre : les petites histoires scolaires des sanins légendaires.xxx
xxxEn italique : pensée et journal d'Oro.xxxxxx'''''x'xx'xxxxxxxxx
xxxEn gras/italique : pensée et journal de Jiraya.xxxxxxxxxxxxxx
xxxEn normal : dialogue et narrateur extérieur.'''''xxx'xxxxxxxxxx
xxxEn souligné : pensées et journal de tsunade.''''''''''x''xx'xxxxxx



10 : The house of snakes

a) Le livre de la jungle

« NON ! Il n'en ai pas question ! »
« Mais Oro-chan... »
Un jeune homme aux cheveux blancs ébouriffés poursuivait un autre aux longs cheveux noirs.
« C'est non ! Si tu crois que je vais me laisser violer par un pervers comme toi... »
Orochimaru dévala les escaliers de la bibliothèque, Jiraya sur ses talons.
« Mais c'est parfaitement normal ! Nous sommes responsables maintenant... »
« JE suis responsable...Mais toi, tu ne l'es pas... »
« Je ne veux rien de mal ! »
« C'EST CA ! Espèce de pervers ! »
« Mais Oro-chan, je ne veux rien de mal... »
Le dit Oro-chan lui lança un regard nullement émoussé par les yeux suppliants de son voisin.
« Je t'en prie... Non je t'en supplie... »
Jiraya fit une tentative pour se mettre à genoux comme un gentilhomme face à sa noble dame, dérapa sur le sol boueux et se mangea méchamment l'escalier.
Orochimaru le planta là en traversant la rue bondée, disparaissant ainsi dans le foule.
« A sa place, j'aurais réagi de la même façon. », dit Tsunade, en relevant Jiraya.
Le coup de poing en plus...
« Je ne vois pas pourquoi il refuse. Au point où en est notre relation... »
« Justement il ne veut pas aller plus loin avec toi... »
« Mais moi si... »
« Il sait bien ce qui se passera si il accepte... », dit Tsunade en levant les yeux au ciel.
« Je lui demande juste de me donner un double de ses clés, pas de coucher avec moi... »
« C'est comme donner au loup la possibilité d'entrer chez toi à tout moment pour te croquer. »
« Je ne compte pas le croquer... », dit Jiraya, mais son regard contredisait ses mots.
« Je vais le faire simple pour que tu comprennes, répondit Tsunade. Toi garçon de seize, toi sac d'hormones, Orochimaru pas complètement débile (quoi que parfois), donc pas faire confiance toi. »
« Qu'est-ce que je peux faire alors ? »
« Si tu es prêt à tous, tu peux essayer de t'introduire chez lui... »
« J'ai déjà essayé, qu'est-ce que tu crois ! »
Jiraya se souvent parfaitement de ces essais. Devant les refus répétés d'Orochimaru de le laisser pénétrer dans sa maison, il avait fait de multiples tentatives d'entrée : il avait d'abord pensé à se déguiser en livreur de pizza et à faire croire qu'un certain Grabov Cherlor lui avait commandé une quatre fromage mais avait renoncé quand la voisine lui avait raconté qu'un véritable livreur s'était fait dévorer la main par un gigantesque boa constrictor.
Il avait alors attentivement observé la serrure, l'avait forcé et était tombé sur le fameux boa et une demi douzaine de serpent donc un crotale d'Andalousie, qui avait failli le tuer. Pour échapper au serpent, il avait du monté sur l'étagère et s'agripper au lustre jusqu'à ce qu'Orochimaru rentre et demande gentiment à son « petit » protégé de le laisse en vie et de préférence avec tous ses membres.
Il était néanmoins revenu le lendemain, déguise en ANBU, pour ne pas attirer l'attention des voisins, et avec un gros morceau de viande pour occuper les serpents d'Orochimaru. Peine perdue, car il s'était avéré que la nourriture de prédilection de la petite troupe de sauriens était l'ANBU. Jiraya s'en était finalement tiré en assommant une vipère trop véloce à coup de steak, même si il manqua d'y laisser sa fesse gauche.
Il avait alors décider que les serpents ne lui feraient pas de mal si leur maître, et avait planté une tente devant la porte d'Orochimaru, jusqu'à ce que le concierge le chasse à coup de balais.
« Je me disais bien que personne n'avait besoin de l'antidote aux venins de 15 serpents différents en une semaine. », dit Tsunade.
« Ce n'est pas pour rien qu'on appelle la maison d'Oro-chan, « La maison qui siffle ». Et ils ne font pas que siffler, ils mordent aussi. »
Il montra sa main ornée d'un large bandage.
« Je vais y retourner dans une semaine. »
Il quitta sa coéquipière pour arpenter les rues d'un air sombre. Rentré chez lui, il s'aperçut que la doublure de son sac était déchirée...
Non... Ne me dîtes pas que je l'ai laissé tombé chez Oro-chan...

b) Le merveilleux Mr J.

Pendant ce temps, Orochimaru rentra chez lui, en rasant les murs pour vérifier qu'il n'était pas suivi. Une fois sûr que personne n'était présent, il introduisit la clé dans la serrure de son appartement en une demi-seconde et poussa les quatre verrous presque aussi vite.
Il s'effondra ensuite sur son lit, l'esprit (un peu plus) en paix.
Ses serpents vinrent quémander un peu de l'affection de leur maître.
« Oh, Kyôdaitenmonja, tu as encore quelque chose de coincer dans la gueule... Tu ne devrais pas abuser des caniches, ils sont bien trop poilu... »
Le serpent recracha alors un petit bout de tissu. Il avait toujours eu une digestion difficile. Cela avait d'ailleurs fait mauvais effet quand il avait recraché un fémur à la tête de la voisine d'en face.
Mais c'est un bout du sac de Jiraya ça !
Il était vraiment drôle suspendu au lustre, à agiter les jambes dans le vide pour ne pas que vous lui croquiez les orteils.

Orochimaru se pencha sur son serpent favori et aperçut alors, abandonné dans un coin de la pièce, ce qui ressemblait à un cahier.
Et c'est l'écriture de Jiraya... Je me demande ce qu'il peut bien écrire.
Content d'avoir de la lecture, Orochimaru se plongea dans ce qu'il croyait être le journal intime de Jiraya et qui se révéla être un roman.

(nda : les fautes d'orthographe, de grammaire et de style appartiennent à Jiraya. Les textes entre // sont barrés dans le texte originel)
//Les aventures de//
//Le superbe//
Le merveilleux Mr J.

Chapitre 1 : Le Professeur

Il était une fois dans le village de Konoha, le plus grand des ninjas. On l'appelait Mr J. Il aurait pu devenir Hokage en une demi seconde mais il préférait l'action ! Il enchainait donc les missions de classe S en solo.
Mr J. était //incroya// // exceptionelemment// super beau. Il avait des cheveux blancs toujours ébourifés, un sourire charmeur et un super succès auprès des filles ! Il était d'une intelligence hors du commun, et d'un //inami// //igina// //inaginiable// inimaginable charisme. Les femmes le voulaient et les hommes le jalousaient.
Mr J. pouvait sortir avec toutes les filles qu'ils voulaient mais n'avait pas encore trouvé l'élu de son c½ur.
Le jour ou commencait notre histoire, il arpentait les rues de Konoha, telle un renard solitaire mais magnifique. Tous les commenreçants le saluaient avec déférence. Il sourit à la marchande de fleurs, et elle s'évanouit.
Il entra à l'académie ninja. Aussitôt, les enfants lui demandèrent un autographe, mais il refusa car il était aussi très //mau// modeste.
Il venait voir son vieux maître, le Professeur. C'était un vieil homme franchement sénile, mais Mr J. continuait à aller le voir par pure charité et bonté d'âme car il savait l'admiration sans bornes que lui vouait le vieillard. D'ailleurs, il ne vivait plus que pour lui car il y a quelques années sa fille adoptive était partie en aprenttissage chez une grande dame.
« Ah, tu es là, mon enfant, dit la vieux Professeur, d'une voix mourante. Ma vie touche à sa fin, et je ne vis plus que pour tes visites. »
Il eut une toux tragique, et un râle de mourant...
« Tu es le plus grand des ninjas. Ton talent est telle que tu peux surpasser les plus grands. Tu es sûr que tu ne veux pas devenir Hokage ? »
« Non, sensei. Je préfère l'action, hooooooo ! »
« Ma vie s'achève, et il se peut que je ne vois jamais Hebi-chan rentrée au village. »
« Votre fille adoptive ? »
« Oui... ça fait maintenant six as qu'elle est partie. Mais tu ne l'as jamais vue... »
« Non. »
Car, en effet, Mr J. était arrivée il y a cinq ans à Konoha. Il avait été trouvé dans la forêt, où il avait été élevé par les loups jusqu'à ce que la louve qui l'avait élevé meurt dans de tragiques circonstances.


Ca ne m'étonnerait pas qu'il se révèle être l'Elu d'une prophétie...

Il avait utilisé son chakra incroyable pour essayer de la soigner mais il ne savait pas encore assez bien le contrôler. Il avait alors juré d'apprendre à contrôler son chakra et s'était mis au service de Konoha, qui l'avait reconnu comme le prodige d'une ancienne prophétie oublié, qui parlait d'un enfant, dernier héritier des dames de Lac par sa mère et du premier des ninjas par son père, venu sauvé le village d'un péril encore inconnu. Il avait assimilé le ninjutsu tellement vite qu'on l'avait officiellement reconnu comme prodige, et donné le grade de Jounin spécial trois semaines après son arrivée.

C'est bien ce que je pensais...

Le vieux homme lui prit la main et se mit à pleurnicher en agonisant un peu...

Mais ça fait dix minutes qu'il meurt ou quoi ?

« Je ne regrette que tu ne l'aies pas vu. Elle est tellement merveuilleuse... Et elle doit être très distingué maintenant. »
Le vieux rafermit sa pression sur la main de Mr J. qui ne le sentit pas car il avait des muscles en béton.
« La fin de ma vie est proche. Je veux que tu t'occupes d'elle, si je ne suis pas en état de le faire. »
Mr J. était intéressé par Hebi-chan et il décider de posa subtilemment des question à son sujet au Professeur.
« Elle a quelle âge ? »
« Elle aura 16 ans en mai, ma petite fleur de printemps. »


C'est d'un cliché ! Non seulement c'est bourrée de faute d'orthographe, mais en plus l'histoire est plus transparente que du verre...

« Elle est belle ? »
« Quant elle m'a quitté à l'âge de dix ans, elle était resplendissante. Rien ne me rendrait plus heureux, alors que ma vie touche à sa fin que vous voir heureux tous les deux. »
Mr J. était un vrai Dom Juan, et si Hebi-chan était si belle que son maître le prétendait, il la séduirait mais ne resterait pas toute la vie avec elle.
Mais il se dit que toute façon, le Professeur était quasi mort, et qu'il ne devrait pas faire semblant de l'aimer très longtemps.
« Je tâcherais de l'aimer et de m'occuper d'elle, sensei. », dit Mr J. de sa voix la plus cool et évidement le vieux le crut sur parole !
Il le quitta avec sa bénédiction !


Quand je pense que le vieux Professeur est mort pendant 20 minutes sans mourir pour de bon, je me demande bien ce que la suite peut me réserver.

Chapitre 2 : The Terrible Mrs T.

Mr J. ne pensait pas croiser une autre personne de sa connaissance ce jour là. Pourtant, alors qu'il sortait de l'académie ninja, il vit sa coéquipière the Terrible Mrs T.
Mais je vais vous la décrire.
C'était une blonde à la forte poitrine et au caractère tout aussi fort... Elle était vêtue comme à son habitude d'un pantalon de cuir noir très moulant et de botinnes cloutés qui faisaient un « malheur » auprès des ennemis. Son haut était aussi de cuir noir et il avait bien du mal à contenir son énorme poitrine sans explosé. Ses cheveux blonds étaient relevés en une couette qui laissaient voir ces nombreux tatouages et piercings. Acroché à son dos, elle portant en permanence un long fouet qui était fait, selon la légende, de la peau d'un lézard noir qui avait été tué 20 personnes car elle s'était approché de lui.
Elle était connue pour ses penchants sado-maso. Elle était aussi connue pour le fait de mettre son poings dans le gueule quand on la contrariait.


Je me demande ce que penserait Tsunade de cette description d'elle-même...

Evidement, Mr J. et The terrible Mrs T. étaient amants.
Mais the Terrible Mrs T. n'était pas le grand amour de la vie de Mr J (il ne l'avait pas encore rencontré). Evidement, the Terrible Mrs T. savait tout cela mais Mr J. était tellement séduisant qu'elle se serait résigné à être son objet sexuel.


Tout bien réfléchi, je crois qu'elle le tuerait.

Mais Mr J. qui était bon, la respectait et la traitait en amie. Il faut dire que the Terrible Mrs T. pouvait être très cool, malgré quelques aspects étranges. Elle avait par exemple un petit ami/souffre-douleur/larbin prénommé la Moule, qui était tellement répugnant que personne ne pouvait le toucher. Mr J. lui même, dans sa grande mansuétude, parvenait dès fois à lui dire « Bonjour » avant de s'éloigner pour voir des gens normaux.
Mais le fait était que the Terrible Mrs T. l'adorait, aussi étrange que ça puisse paraître. Mr J. le tolérait auprès d'elle car il avait pitié des mollusques.


Maintenant j'ai un moyen de pression sur Jiraya ! Si je donne ça à Tsunade, elle le tuera à coups de poings !

The terrible Mrs T. salua Mr J. :
« Bonjour ! Tu sembles particulièrement séduisant aujourd'hui ! »
Mr J. prit un air modeste.
« Ca tombe bien, je te cherchais ! Hebi-chan, la fille adoptive de notre vieux Professeur, vient d'arriver. »


Donc son père dit qu'elle va bientôt revenir et trente secondes après elle est là...

« Comment est-elle alors ? »
The Terrible Mrs T. fit un clin d'oeil à Mr J. :
« Je crois qu'elle va te plaire ! D'ailleurs, elle t'attend à la bibliothèque... »
« J'y vais tout de suite ! »


Toute l'histoire semble tourner autour de cette « Hebi-chan »... Je me demande bien de qui il peut s'agir.

Chapitre 3 : Hebi-chan

La bibliothèque était déserte ce jour là.


Comme par hasard.

C'est alors qu'il la vit, légèrement dans l'ombre.
Elle était inqualifiable, et plus quelque chose est inqualifiable, plus il faut de mots pour la qualifier. Elle était tout simplement sublime, magnifique, superbe, bref tout simplement belle.
Mais il faut que je vous la décrive plus précisement.
C'était une jeune fille qui venait à peine d'entrer dans le printemps de sa vie. Elle devait avoir 16 ans tout au plus. Son corps était élancée et svelte, celui d'une jeune fille en fleur.
Sa peau était plus blanche que le lait, ses longues mains blanches avaient le finesse de celle d'une aristocrate, et se terminaient par des ongles qui brillaient comme du verre poli. Ses cheveux était tout le contraire, ils étaient plus noirs qu'une aile de corbeau, si longs et soyeux que des rivières de velours noirs semblaient lui entourer le visage. Et plus encore que leur beauté, leur parfum ne pouvait appartenir qu'au paradis.
Les traits de son visage ne comprenait pas une imperfection. Son nez, le petit plis de sa bouche moqueuse aurait pu intéresser un sculpteur. Et ses yeux, ses yeux étaient d'un jaune ambré, fendu d'une pupille effilée comme celle d'un chat.
Ses habits lui allaient à la perfection : il s'agissait d'un long kimono d'un noir de jais, qui semblait uni au première abord mais qui était, en fait, brodés de centaines de serpents noirs entrelacés qui semblait remuer au rythme des gestes de la jeune fille.
Elle portait en elle une terrible beauté, non pas celle du jour, mais celle de la nuit, mais ce ne la rendait que plus belle encore.
Jamais Mr J. n'avait vu une telle beauté, une splendeur semblable à celle d'Hebi-chan...


C'EST MOI CA ? C'EST MOI CA ?

Il avait la bouche sèche devant elle, se trouvant incapable de parler pendant quelque secondes. Mais il s'agissait de Mr J. et il reprit vite ses moyens.
Sa voix se fit de velours et il adressa à sa belle son sourire le plus ravageur :
« Bonjour, mademoiselle... Hebi-chan. », dit-il en s'inclinant et en lui baisant la main.
« Bonjour. Vous devez être Mr J. »
La voix d'Hebi-chan lui ressemblait. C'était un murmure chaud, un brin moqueur, et parfois un peu rauque.
Mr J. était amoureux.
« C'est moi, en effet. Et j'ai promis à votre père mourant de m'occuper de vous. »
« Merci, Mr J. mais Hebi-chan n'a besoin de personne. »


Il doit être surpris pour une fois qu'on lui refuse un truc...

« Ce serait un plaisir que de passer ne serait-ce que quelque moments avec vous. Vous êtes si belle. »
« Je sais. », répondit Hebi-chan en rajustant son yukata.
« And how do you get into this kimono, baby ? »
« Voyons, offrez moi un verre d'abord, cher Mr J. », dit Hebi-chan d'un ton coquin.
« Mais avec plaisir... »


Je n'en peux plus de lire ce navet ! Mais comment Jiraya m'a dépeint : bon d'accord, c'est évident que je suis incroyablement beau mais je ne suis pas une fille ! Et je ne me montre jamais aussi futile...

... pensa t-il en se faisant les ongles.

Je pense que je vais aller donner ça à Tsunade. Jiraya se prendra une correction mémorable.

c) Le pari

Jiraya et Tsunade étaient ensemble, en plein discussion :
« Tu sais à quel point c'est important pour moi ? »
« Je sais, Jiraya. On s'arrangera pour le récupérer. »
C'est à ce moment que Orochimaru fit irruption dans la pièce :
« Aha ! », dit-il, du même ton accusateur d'un procureur qui brandit au nez de l'accusé la pièce à conviction qu'il l'envoiera sans doute en prison pour le restant de sa vie, en pointant le manuscrit vers Jiraya,
« Merci, Oro-chan ! C'est tellement gentil de me l'avoir ramené ! »
Il voulut prendre ses écrits mais Orochimaru ne les lâcha pas.
« Tu crois que je vais te les rendre ? Alors qu'ils contiennent la preuve de ta vilenie ? »
Il donna le cahier à Tsunade.
« Regarde donc cette histoire, Tsunade... »
Il fit un grand geste de la main, qui se voulait spectaculaire, mais qui faillit éborgner ladite Tsunade.
« Regarde cet infamant navet, où l'alter ego de Jiraya, est un Dom Juan ridicule, où tu es dépeinte comme une sado-masochiste complètement cinoque, où Dan est nommé la Moule et où l'on me connaît sous le nom... »
Orochimaru eut un reniflement dédaigneux :
« ... sous le nom d'Hebi-chan, une sorte de courtisane, futile, ridicule et séduite par Jiraya. »
Tel le portrait de la vertu offensé, il se laissa tomber sur une chaise entre Jiraya et Tsunade, qui s'entreregardèrent, un peu surpris par cette petite scènette bien ridicule, puis éclatèrent de rire au même moment.
Orochimaru les regarda très étonné. Il n'avait toujours pas compris qu'il était le dindon de la farce.
Finalement Tsunade donna un coup à Jiraya mais pas très fort car elle était toujours explosée de rire :
« Tu m'avais dit que tu ne ferais pas apparaître Dan ! »
« Mais j'ai coupé les passages où tu parlais de tes cuirs, je te le jure ! »
Orochimaru était perdu. Ainsi Tsunade était au courant ?
« Mais Tsunade, tu savais ? »
« Je l'ai découvert par hasard. Et puis, je me suis dit qu'il devait bien épancher ses pulsions perverses quelque part. »
Si tu savais le nombre de gens qui écrivent pour satisfaire leur fantasmes, Oro-chan...
« Et ce que tu as trouvé Orochimaru c'est la quatrième version. Je te laisse imaginer comment était la première version... »
On peut faire pire que ça ?
« Puisque c'est ainsi, je vais bouder dans mon coin. », dit Orochimaru.
Et il leur tourna le dos, jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il était risible.
Mais qu'est-ce qui m'a pris de dire une phrase pareille ? Oh mon Dieu de quoi ai-je l'air ?
Il faut que je trouve un truc pour refaire bonne figure...

« Comment puis je dormir avec un pervers pareil dans le coin ? Je vais sceller ma porte avec un fuuinjutsu de niveau quatre. Tu es tellement nul en Fuuin que tu ne pourras jamais entrer ! »
Et Jiraya aimait les défis :
« Ce n'est pas vrai ! Comment un minable Fuuinjutsu pourrait m'empêcher d'entrer chez toi alors qu'une meute de serpents ne l'a pas fait ? On parie ? »
Je ne peux pas perdre la face devant lui après m'être rendu ridicule. Je dois parier gros.
« Très bien. Je vais sceller ma porte. Il n'y aura aucun autre obstacles, pas d'autres verrous et serrures et je dirais à mes serpents de pas te faire du mal si tu parviens à entrer.
Mais bien sûr il faut une limite de temps : si d'ici, une semaine, tu parviens à briser le sceau et à entrer, je reconnaîtrais ta force ... »
« ...et j'aurais entrée libre chez toi à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, et je pourrais te faire ce que je veux... », compléta Jiraya.
« Mais si tu perds, dit Orochimaru d'un ton sadique. Je te désavouerais et tu devras me promettre de ne jamais plus essayé de mettre les pieds chez moi. »
Tsunade mâchait du pop-corn tout en observant l'échange. La semaine prochaine promettait d'être intéressante !

d) Scientifiquement parlant

Cher journal,

Après le pari stupide que Jiraya a fait avec Orochimaru, je pensais que j'allais devoir l'aider à ingurgiter une tonne de livres au titre aussi rébarbatifs que « Le Fuuinjutsu pour les grands débutants », « Fuuinjutsu avancé », « L'histoire du Fuuin à travers les âges » et autre « Les aspects métaphysiques du Fuuinjutsu » et l'empêcher de s'endormir dessus.
J'avais même prévenu de lui forcer à manger des yeux de poissons, des tonnes de caféine et d'excitants si il le fallait...
Que nenni.
Aussi surprenant que cela puisse le paraître, Jiraya a été seul la tonne de livres nécessaires à l'apprentissage du Fuuinjutsu et il est actuellement en train de les lire.
Jiraya le type qui ne lit que des revues pornos !
Ca a fait un grand choc à Sarutobi-sensei quand il l'a surpris en train de travailler.
Je crois que je vais commencer une thèse :

« LES ETRANGES EFFETS SECONDAIRES DES HORMONES
ET DE LA RIVALITE SUR LES NEURONES DES GARCONS »
Par Tsunade

Introduction : Le sujet a été confronté à une situation dans laquelle il n'a d'autre choix que d'apprendre à fond une tonne de techniques rébarbatives.
Le sujet n'a aucune aptitude pour les études.
Ses seuls motivations sont ses hormones et sa fierté.

Situation présente : Le sujet est actuellement en train d'apprendre par c½ur des centaines jutsus. Nous avons cités précédemment son manque d'affinité avec le travail. Pourtant, l'auteur de la présente a vérifié qu'il retenait bel et bien ce qu'il lisait.

Situation test : Précédemment, le sujet avait du entreprendre un travail similaire, pour, cette fois là, réussir un examen. L'auteur de la présente avait alors remarqué qu'il ne retenait rien et qu'il dessinait des graffitis pornos sur le livre hors d'âge.

Donc : Ce sont les raisons qui font que le sujet apprend ou non.

Observations : Le sujet saigne souvent du nez en composant les sceaux.
Le sujet murmure parfois « Oro-chan » d'un air rêveur avant de se replonger dans sa lecture.

Hypothèses : L'auteur de la présente connaissant personnellement le sujet et vu les observations susdites, nous pouvons émettre une hypothèse sur l'action des hormones sur le cerveau.
Les neurones du sujet sont paresseux cependant, ils peuvent tout à fait travailler si les hormones qui règnent en maître chez le sujet, les stimulent tout particulièrement. L'orgueil personnel peut aussi aider.

Conclusion : Le sujet peut faire preuve de qualités intellectuelles exceptionnelles uniquement si sa libido l'y aide.

§§§

J'aime beaucoup cette thèse. Elle est totalement véridique.
Je pense que Jiraya va réussir. Même si une semaine, c'est vraiment court, il a une telle volonté que je pense qu'il va y arriver.
Je fais aussi tout ce que je peux pour l'aider. Jiraya a promis qu'il me décrirait la tête d'Orochimaru quand il l'attendrait chez lui...
Mais bon il faut que j'y aille, je crois qu'il me demande d'aller l'aider.


e) Hot stuff, baby, tonight

Pour Jiraya le grand jour était arrivé.
Le délai que lui avait donné Orochimaru était presque écoulé. Il avait appris presque toutes les techniques Fuuinjutsu possible et imaginable. Il fallait qu'il tente le coup.
On pouvait dire qu'Orochimaru ne lui avait pas facilité la tâche. Le sceau ou plutôt la combinaison de sceaux qui ornait sa porte était la plus ardu que Jiraya avait jamais vu. Mais il se sentait capable de la briser.
Une heure après, la porte était enfin débarrassé de toutes traces de sceaux. Jiraya était épuisé et presque à court de chakra. Mais il avait réussi !
Avec un peu d'appréhension en se souvenant du crotale d'Andalousie, il baissa la poignée de la porte... qui s'ouvrit sans bruit. Orochimaru n'avait pas menti, il n'avait pas tiré d'autres verrous.
L'appartement était plongé dans le noir. Jiraya marcha avec une grande prudence à l'intérieur de peur de marcher sur la queue du serpent qui dort.
A cette heure avancée de la nuit, Orochimaru devait être profondément endormi. Mais Jiraya ne le vit pas tout de suite, ni aucun de ses serpents.
En réalité, ils étaient tous au même endroit.
Quand Jiraya entra dans la chambre d'Orochimaru, les serpents qui dormaient auprès de lui jetèrent un regard mauvais à Jiraya mais ne l'attaquèrent pas.
Celui-ci s'approcha très prudemment. Il ne pouvait toucher Orochimaru sans déranger deux ou trois serpents, et même si ceux-ci ne devaient pas l'attaquer, il ne se sentait pas très enthousiaste à l'idée de devoir les déplacer un à un.
Il décida alors de s'agenouiller auprès de sa belle, le sol avait le mérite de ne pas être couverts de sauriens.
Bah au moins, je peux l'embrasser...

Orochimaru faisait un rêve très agréable. Et aussi familier.
Il impliquait évidemment lui et Jiraya.
Rien d'inhabituel donc.
Bien que cette fois, le rêve lui paraisse un tout petit plus réaliste.
Il sentit les lèvres se poser sur les siennes, reconnut l'odeur et murmura « Jiraya » sans toutefois se réveiller.
C'était quelqu'un qui avait le sommeil profond, surtout quand le rêve était suffisamment agréable pour qu'il souhaite ne pas se réveiller...
Et ô douce ironie, Orochimaru, qui jouait toujours la vierge effarouchée, supplia Jiraya se rester plus longtemps auprès de lui, de se rapprocher...

Ce qu'il nia évidemment le lendemain...
« Tu m'as à moitié violé ! »
Orochimaru était en robe de chambre, une tasse à la main, un air de terrible offense plaquée sur le visage.
«Ca n'avait pas l'air de déplaire Oro-chan. Tu me murmurais « Plus près, Jiraya » ou « Continue à m'embrasser, Jiraya. » »
« Ce n'est pas vrai. », dit Orochimaru avec une mauvaise foi plus qu'évidente.
« De toute façon, maintenant, j'ai entrée libre chez toi... Je pourrais venir vérifier de temps en temps. »
« Je mettrais un sceau encore plus alambiquée. »
« Aucun sceau n'arrête le grand Mr J. »
« Pervers. Heureusement que mes serpents étaient là pour sauver ma vertu. », dit Orochimaru en leur jetant un regard affectueux.
Jiraya allait lancer une réplique cinglante quand Tsunade entra, rayonnante.
« Ah Jiraya, je me disais bien que tu serais là ! »
Elle lui adresse un clin d'½il entendu.
« Sarutobi-sensei m'a annoncé une grande nouvelle ! Il veut que nous participions tous les trois à l'examen Chuunin ! »

Prochain chap : Chuunin Exam 1ère épreuve : Tortures mentales !

# Posté le dimanche 29 octobre 2006 10:49

Modifié le dimanche 10 juin 2007 16:20